• MES POÉSIES --- Extraits de l 'an en vers

    MES POÉSIES<o:p></o:p>

    Voici des extraits du livre  L 'an en vers<o:p></o:p>

    Pas de poèmes, de simples récitations, semblables à celles qui ont bercé mon enfance.

    Pour la petite enfance. Par Jeanine Cougnenc Glauzy

    <o:p></o:p>

    Site : http://www.kicounette.fr

     

     



     

    Les animaux

     

     



     

     

     

    Oiseaux<o:p></o:p>

     

    Fleurs de plumes sur une branche<o:p></o:p>

    Transformée en bouquet étrange.<o:p></o:p>

    Fugaces notes de musique,<o:p></o:p>

    Sur des portées fils électriques.<o:p></o:p>

    Nuages volant dans les airs,<o:p></o:p>

    Tombés si vite sur la terre.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ils évoluent libres, fragiles,<o:p></o:p>

    Dans les campagnes, dans les villes,<o:p></o:p>

    Points de grâce et de fantaisie,<o:p></o:p>

    Brins de plumes de poésie,<o:p></o:p>

    De liberté et de conquête,<o:p></o:p>

    Parure de notre planète. <o:p></o:p>

    Mais hélas tant de chats les guettent.<o:p></o:p>

     

     

    Petit poisson <o:p></o:p>

     

    Prends garde à toi petit poisson.<o:p></o:p>

    Ne fais pas trop le polisson !<o:p></o:p>

    Longe le fond de la rivière,<o:p></o:p>

    Comme le conseille ta mère.<o:p></o:p>

    Si tu rencontrais le pêcheur,<o:p></o:p>

    Il pourrait t’arriver malheur.<o:p></o:p>

    Prends bien garde au ver qui frétille !<o:p></o:p>

    Il cache un hameçon qui brille.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Tu en doutes, petit poisson ?<o:p></o:p>

    Tu joues toujours au polisson ?<o:p></o:p>

    Suis mes conseils ,au lieu d’en rire,<o:p></o:p>

    Sinon, gare à la poêle à frire !

     

     

     

     

    Un coq matinal <o:p></o:p>

     

     

    Ah ! Non ! Il est trop tôt<o:p></o:p>

    Pour lancer tes cocoricos<o:p></o:p>

    Et réveiller autant de monde !<o:p></o:p>

    Vas plutôt faire un tour de ronde<o:p></o:p>

    Du côté de ton poulailler.<o:p></o:p>

    Tu dois tes poules surveiller.<o:p></o:p>

    Tu claironnes et tu tempêtes,<o:p></o:p>

    A m’en donner mal à la tête.<o:p></o:p>

    Je ne l’apprécie pas du tout,<o:p></o:p>

    Et pourrais bien tordre ton cou<o:p></o:p>

    Le jour où je perdrai patience.<o:p></o:p>

    Prends garde à toi, et fais silence !

     

     

    Le petit lapin

     

    Au bout du chemin,<o:p></o:p>

    Un petit lapin<o:p></o:p>

    Pointe ses oreilles.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    La salsepareille<o:p></o:p>

    Et le serpolet,<o:p></o:p>

    Qui faisaient le gué,<o:p></o:p>

    Cachés dans l’herbette,<o:p></o:p>

    Ont donné l’alerte .<o:p></o:p>

    Je rentrai déçu<o:p></o:p>

    D’avoir aperçu<o:p></o:p>

    Juste un bout de queue<o:p></o:p>

    Filant sous mes yeux.<o:p></o:p>

     

    Cot codette

     

    Cot,cot, cot, codette
    Chante la poulette.
    Venez voir mon oeuf
    Tout chaud et tout neuf !
    Mais chantant plus haut
    Ses cocoricos
    Le coq la fait taire :
    "Je serai le père
    De tous tes poussins
    Le jour de Toussaint.
    Vexée la poulette
    Redresse la tête.
    "Tu ne sera pas
    De l'oeuf le papa.
    J'ai vu la fermière
    Passer la première
    Elle a mis mon oeuf
    Dans son panier neuf". <o:p></o:p>

    Pourtant Chantecler
    De plus en plus fier
    Claironne aussi haut
    Ses cocoricos.<o:p></o:p>

     

     

    Papa lapin est parti <o:p></o:p>

     

    Le lapereau ne comprend pas<o:p></o:p>

    Où a disparu son papa.<o:p></o:p>

    -" Il habite avec la voisine.<o:p></o:p>

    Lui explique maman lapine.<o:p></o:p>

    Il l’a rencontrée, un matin.<o:p></o:p>

    Ensemble, ils ont brouté leur thym.<o:p></o:p>

    Il vit, désormais, avec elle.<o:p></o:p>

    Elle est très gentille et si belle !<o:p></o:p>

    Je les vois souvent, tous les deux.<o:p></o:p>

    Il m’a dit qu’il est plus heureux.<o:p></o:p>

    Console-toi, sache quand même<o:p></o:p>

    Que malgré son absence, il t’aime.<o:p></o:p>

    Il ne vit plus sous notre toit<o:p></o:p>

    Mais il pense souvent à toi.<o:p></o:p>

    Il ne voudrait pas que tu pleures.<o:p></o:p>

    Il viendra te voir, tout à l’heure.<o:p></o:p>

    Sèches tes larmes, lapereau.<o:p></o:p>

    Demain, pour toi, il fera beau."

     

    Dame Chatte

     

     

    Voici dame chatte,<o:p></o:p>

    Glissant sur ses pattes,<o:p></o:p>

    Telle une acrobate,<o:p></o:p>

    Aussi gracieuse,<o:p></o:p>

    Et silencieuse,<o:p></o:p>

    Qu'est une danseuse,<o:p></o:p>

    Mais aux entrechats,<o:p></o:p>

    Préférant les chats,<o:p></o:p>

    Pour tous ses ébats.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Elle feint la tendresse,<o:p></o:p>

    Pour une caresse,<o:p></o:p>

    Ronronnant sans cesse,<o:p></o:p>

    "C'est un vrai bonheur<o:p></o:p>

    D'être sur ton coeur. "<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Pourtant tout à l'heure,<o:p></o:p>

    Sautant sur ses pattes,<o:p></o:p>

    Madame la chatte<o:p></o:p>

    Si imprévisible,<o:p></o:p>

    Et si susceptible,<o:p></o:p>

    M'a griffé soudain<o:p></o:p>

    Le dos de ma main.

     

     

    Pie bavarde <o:p></o:p>

     

    Comme elle est bavarde, la pie !<o:p></o:p>

    Elle jacasse sans répit,<o:p></o:p>

    Juste au-dessous de ma fenêtre.<o:p></o:p>

    J’osais espérer, que, peut-être,<o:p></o:p>

    Elle m’aurait laissé dormir,<o:p></o:p>

    Rien que pour me faire plaisir,<o:p></o:p>

    Le temps d’une courte sieste.<o:p></o:p>

    Mais cette pie est une peste,<o:p></o:p>

    Qui, chaque jour, à la même heure,<o:p></o:p>

    Semble jacasser de bonheur,<o:p></o:p>

    Près, si près, trop près de mon lit.<o:p></o:p>

    C’est alors ,qu’excédée, je prie<o:p></o:p>

    Le ciel de la rendre muette.<o:p></o:p>

    Ce jour-là, je ferais la fête !<o:p></o:p>

    Sans ses cris, je pourrais dormir.<o:p></o:p>

    J’en rêve déjà de plaisir !<o:p></o:p>

     

     

    C'est un oiseau

     

    C'est un oiseau<o:p></o:p>

    Sur un roseau,<o:p></o:p>

    Qui se balance<o:p></o:p>

    Seul en silence.<o:p></o:p>

    Au moindre bruit,<o:p></o:p>

    Vite il s’enfuit.<o:p></o:p>

    Hochant la tête<o:p></o:p>

    De loin il guette.<o:p></o:p>

    La fleur fuseau<o:p></o:p>

    Sur le roseau<o:p></o:p>

    Qu'il a laissé<o:p></o:p>

    S'est redressée<o:p></o:p>

    Mais il revient<o:p></o:p>

    Le bohémien<o:p></o:p>

    Et son retour<o:p></o:p>

    Plus ou moins court<o:p></o:p>

    Courbe à nouveau<o:p></o:p>

    Le vieux roseau<o:p></o:p>

    Qui se balance<o:p></o:p>

    Pendant qu'il danse<o:p></o:p>

    Et qu’il voltige<o:p></o:p>

    De tige en tige.<o:p></o:p>

     

     

     

     

     



     

     

    Les saisons

     



     

     

    AMANDIERS ROSES, AMANDIERS BLANCS

     

     

     

    Amandiers roses, amandiers blancs,<o:p></o:p>

    Pressés d’annoncer le printemps,<o:p></o:p>

    Ont tous fleuri, dès Février,<o:p></o:p>

    Devant mes yeux émerveillés.<o:p></o:p>

    Ils ne savaient pas que le vent,<o:p></o:p>

    Ennemi juré du printemps,<o:p></o:p>

    S’époumone pour les flétrir,<o:p></o:p>

    Avec un évident plaisir.<o:p></o:p>

    Les voilà aujourd’hui en pleurs,<o:p></o:p>

    Et leurs belles larmes de fleurs,<o:p></o:p>

    Au pied des amandiers s’étalent,<o:p></o:p>

    Jonchant le sol de leurs pétales.<o:p></o:p>

    Je n’ose fouler de mes pas,<o:p></o:p>

    Cette neige qui ne fond pas,<o:p></o:p>

    Et je me sens vraiment ému,<o:p></o:p>

    Devant mes amandiers tout nus.<o:p></o:p>

    Amandiers roses, amandiers blancs,<o:p></o:p>

    Vous voilà dépouillés par le vent,<o:p></o:p>

    Jaloux de vous voir en printemps.<o:p></o:p>

     

    Le mimosa de mon jardin

     

    Le mimosa de mon jardin<o:p></o:p>

    Embrassait le lilas voisin,<o:p></o:p>

    Se penchait au-dessus du mur,<o:p></o:p>

    Mêlait ses feuilles à ses ramures,<o:p></o:p>

    Profitait d’un souffle de vent<o:p></o:p>

    Pour le caresser doucement.<o:p></o:p>

    Tous deux agitant leur feuillage,<o:p></o:p>

    Embaumaient tout le voisinage.<o:p></o:p>

    Mais un jour, mon voisin coupa<o:p></o:p>

    La cime de ce beau lilas.<o:p></o:p>

    Et depuis lors, mon mimosa<o:p></o:p>

    Se penche encore un peu plus bas<o:p></o:p>

    Pour lui tendre toujours les bras.<o:p></o:p>

     

     

    Arbres en fleurs

     

    Les arbres fruitiers du jardin<o:p></o:p>

    Se sont mariés ce matin.<o:p></o:p>

    En ce premier jour de printemps,<o:p></o:p>

    Pruniers, poiriers, vêtus de blanc,<o:p></o:p>

    Recouverts de mille fleurettes<o:p></o:p>

    Etrennaient, tout fiers, leur toilette.<o:p></o:p>

    Les pêchers, tout voilés de rose,<o:p></o:p>

    Semblaient reprocher quelque chose<o:p></o:p>

    À l'abricotier tout marri<o:p></o:p>

    De ne pas être plus fleuri.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les cerisiers, très en retard,<o:p></o:p>

    Pointaient quelques fleurs au hasard ;<o:p></o:p>

    Mais le plus beau, assurément,<o:p></o:p>

    Etait l'amandier rose et blanc.<o:p></o:p>

    Cette belle cérémonie<o:p></o:p>

    N'est pas entièrement finie :<o:p></o:p>

    Le mariage est permanent ,<o:p></o:p>

    Chez les fleurs, les jours de printemps !

     

     

     



     

    L'enfance

     

     


     

     


     

    Ma Laurie <o:p></o:p>

     

    Il s’est enfui, le temps si doux,<o:p></o:p>

    Où tu venais sur mes genoux,<o:p></o:p>

    Pour me quémander une histoire,<o:p></o:p>

    Mais il reste dans ma mémoire.<o:p></o:p>

    Je revois ton regard d’enfant,<o:p></o:p>

    Curieux, inquiet ou triomphant,<o:p></o:p>

    Suivant le sort des personnages,<o:p></o:p>

    Toujours sage comme une image.<o:p></o:p>

    Immobile, tu m’écoutais,<o:p></o:p>

    Mais dès la fin tu repartais,<o:p></o:p>

    Plus légère que Cendrillon,<o:p></o:p>

    Courir après les papillons.

     

     

     

     

    A Stéphane

    Il avait à peine quatre ans<o:p></o:p>

    Et parlait avec grand-maman,<o:p></o:p>

    Tout en regardant les étoiles,<o:p></o:p>

    Scintillant dans la nuit sans voile.<o:p></o:p>

    Soudain, les yeux brillant de joie,<o:p></o:p>

    Il dit, en la montrant du doigt :<o:p></o:p>

    -"Je veux cette étoile, mamy,<o:p></o:p>

    Va l’attraper. Elle est jolie".<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    -Je ne peux pas !Il est trop tôt<o:p></o:p>

    Pour aller la prendre, là-haut;<o:p></o:p>

    Mais un jour, je disparaîtrai.<o:p></o:p>

    Ne me cherche pas. Je serai<o:p></o:p>

    Partie au ciel, te la cueillir.<o:p></o:p>

    Mais, sauras-tu t’en souvenir ?<o:p></o:p>

     

       

    Privée de manège

     

    Laurie est bien trop occupée<o:p></o:p>

    A jouer avec sa poupée,<o:p></o:p>

    Pour répondre quand je l’appelle.<o:p></o:p>

    Mais attention Mademoiselle,<o:p></o:p>

    Je sens que je vais me fâcher !<o:p></o:p>

    Ce soir, je pourrais t’empêcher<o:p></o:p>

    D’aller faire un tour à la foire.<o:p></o:p>

    Tu as de la peine à le croire,<o:p></o:p>

    Car tu connais mon indulgence,<o:p></o:p>

    Pour tes refus d’obéissance.<o:p></o:p>

    Mais il faut un début à tout.<o:p></o:p>

    Ce soir ma patience est à bout.<o:p></o:p>

    Ah, tu ne bouges toujours pas ?<o:p></o:p>

    Mais cette fois, tu m’entendras<o:p></o:p>

    Même si tu sembles occupée.<o:p></o:p>

    Annonce donc à ta poupée<o:p></o:p>

    Que tu peux rester avec elle.<o:p></o:p>

    Tu es punie, Mademoiselle !<o:p></o:p>

    Tu feras partie du cortège<o:p></o:p>

    Des enfants privés de manège..

     

    Choukinou de Claudy <o:p></o:p>

     

    Te souviens-tu de Choukinou<o:p></o:p>

    Que tu prenais sur tes genoux<o:p></o:p>

    Pour lui gribouiller le visage<o:p></o:p>

    Les jours où tu n’étais pas sage ?<o:p></o:p>

    En rangeant, le week-end dernier<o:p></o:p>

    J’ai retrouvé dans le grenier<o:p></o:p>

    Ta poupée et les meurtrissures<o:p></o:p>

    De tes premières écritures.<o:p></o:p>

    Tu es émue, quand tu repenses<o:p></o:p>

    A ce jouet de ton enfance.<o:p></o:p>

    Avec lui, tu vois refleurir<o:p></o:p>

    Le jardin de tes souvenirs.

       


     

    Les fêtes

     

     



     

    Pâques <o:p></o:p>

     

     

    La poule en chocolat <o:p></o:p>

    Sais-tu que Pâques est déjà là ?<o:p></o:p>

    M'a dit la poule en chocolat.<o:p></o:p>

    On voit des œufs pleins les paniers,<o:p></o:p>

    Aux vitrines des pâtissiers.<o:p></o:p>

    Ils ont peint en brun mes poussins,<o:p></o:p>

    Ainsi que poissons et lapins.<o:p></o:p>

    Entourés de très beaux rubans,<o:p></o:p>

    Ils font le bonheur des enfants.<o:p></o:p>

    Sais-tu que Pâques est déjà là<o:p></o:p>

    Redit la poule en chocolat.

     

    <o:p></o:p>

    APPEL AU PÈRE NOËL

     

     

    Gentil petit papa Noël,<o:p></o:p>

    As-tu entendu mon appel ?<o:p></o:p>

    Dans ton nuage, tout là-haut,<o:p></o:p>

    As-tu préparé tes cadeaux ?<o:p></o:p>

    Toute l’année, je rêve à toi.<o:p></o:p>

    Pense à te poser sur mon toit,<o:p></o:p>

    Puis descends par la cheminée.<o:p></o:p>

    On vient de nous la ramoner.<o:p></o:p>

    En bas, tu videras ta hotte,<o:p></o:p>

    Dans mes souliers et dans mes bottes.<o:p></o:p>

    Gentil petit papa Noël,<o:p></o:p>

    Descends vite de ton beau ciel.

     

     

       

    Noël de mamie.

     

    Mamie a pris froid.<o:p></o:p>

    - "C'est sérieux, je crois."<o:p></o:p>

    A dit le docteur,<o:p></o:p>

    Auscultant son cœur.<o:p></o:p>

    Ce soir de décembre,<o:p></o:p>

    Je vais dans sa chambre,<o:p></o:p>

    Et parle, avec elle,<o:p></o:p>

    Des nuits de Noël.<o:p></o:p>

    Noël d'autrefois ! ...<o:p></o:p>

    Et mamy revoit<o:p></o:p>

    Tous ces beaux pantins,<o:p></o:p>

    En soie, en satin,<o:p></o:p>

    Des polichinelles,<o:p></o:p>

    Des poupées très belles,<o:p></o:p>

    Une Bécassine,<o:p></o:p>

    Une Colombine<o:p></o:p>

    Avec son Pierrot,<o:p></o:p>

    Celui du piano.<o:p></o:p>

    Tant de beaux joujoux<o:p></o:p>

    Qu'on payait en sous....
     

    En parlant, mamie<o:p></o:p>

    Revis cette vie.<o:p></o:p>

    Dans ses yeux qui brillent<o:p></o:p>

    La petite fille<o:p></o:p>

    Qu'elle fut autrefois,<o:p></o:p>

    Souris, près de moi.<o:p></o:p>

    -"Les Noëls d'antan,<o:p></o:p>

    C'était le bon temps ! "<o:p></o:p>

    Puis elle s'endormit<o:p></o:p>

    Dans ce paradis.<o:p></o:p>

     

     

       

    PÈRE NOËL SONNE DONC

     

     

    Tu viens, la nuit, en grand secret.<o:p></o:p>

    Tu te montres bien trop discret,<o:p></o:p>

    Quand dans le noir tu te faufiles<o:p></o:p>

    Par des endroits bien difficiles.<o:p></o:p>

    Pour te glisser tel un voleur<o:p></o:p>

    Ou un agile ramoneur.<o:p></o:p>

    As-tu quelque invisible échelle<o:p></o:p>

    Ou bien, comme un ange des ailes ?<o:p></o:p>

    Evite donc les cheminées<o:p></o:p>

    Elle ne sont pas ramonées.<o:p></o:p>

    Fais un peu comme tout le monde.<o:p></o:p>

    Ne m’en veux pas si je te gronde.<o:p></o:p>

    Si tu dois revenir chez moi<o:p></o:p>

    Ne passe donc plus dans le toit.<o:p></o:p>

     

    PÈRE NOËL, REVIENS DU CIEL 

     

     

    Le vent souffle fort.<o:p></o:p>

    Tu fais des efforts,<o:p></o:p>

    Et courbes l’échine.<o:p></o:p>

    La forêt voisine<o:p></o:p>

    N’est qu’à quelques pas.<o:p></o:p>

    Non, ne grimpe pas<o:p></o:p>

    A la cheminée !<o:p></o:p>

    Depuis tant d’années<o:p></o:p>

    Tu descends des cieux .<o:p></o:p>

    Tu te fais bien vieux …<o:p></o:p>

    Pour toi je m’inquiète,<o:p></o:p>

    En ce jour de fête.<o:p></o:p>

    Là-haut, sur les toits,<o:p></o:p>

    Il doit faire froid !<o:p></o:p>

    Cher papa Noël,<o:p></o:p>

    Reviens dans ton ciel ;<o:p></o:p>

    Le grand vent du Nord<o:p></o:p>

    Souffle bien trop fort !

     

     

     

    RÉUNION DE PÈRES NOËL

     

     

    En grand secret, en grand mystère,<o:p></o:p>

    Les pères Noël de la terre<o:p></o:p>

    Se sont tous réunis sans bruit,<o:p></o:p>

    Pour discuter de leurs ennuis.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ils deviennent neurasthéniques<o:p></o:p>

    Devant tant d'enfants tyranniques,<o:p></o:p>

    Qui se montrent trop exigeants<o:p></o:p>

    Et qui ne sont jamais contents.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ils vont bientôt manquer de hottes<o:p></o:p>

    Pour remplir les souliers, les bottes,<o:p></o:p>

    De leurs cadeaux volumineux,<o:p></o:p>

    Qui encombrent vraiment les cieux.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ils se sentent découragés.<o:p></o:p>

    Certains même, ont envisagé,<o:p></o:p>

    L'an prochain, de fermer boutique<o:p></o:p>

    Avant d'être neurasthéniques.<o:p></o:p>

    S'ils font encore ce métier,<o:p></o:p>

    C'est uniquement par pitié :<o:p></o:p>

    Trop de jeunes enfants, sur terre,<o:p></o:p>

    S'adressent à eux et espèrent<o:p></o:p>

    En ces fêtes, un peu de bonheur.<o:p></o:p>

    Les pères Noël ont bon coeur.<o:p></o:p>

    Ils vont reprendre leur tournée,<o:p></o:p>

    De cheminée en cheminée.

     

     

    L'ATTENTE

     

     

    Elle est longue l’attente,<o:p></o:p>

    Alors les enfants chantent,<o:p></o:p>

    Petit papa Noël<o:p></o:p>

    Descends vite du ciel.<o:p></o:p>

    Les enfants ont chanté,<o:p></o:p>

    Puis ils l’ont appelé :<o:p></o:p>

    - Dis, Noël, es-tu là ?<o:p></o:p>

    - Chers enfants, me voilà !<o:p></o:p>



     

     

    Divers

     

     



     

    La sorcière est au désespoir

     

     

     

    La sorcière est au désespoir :<o:p></o:p>

    Elle a perdu tous ses pouvoirs.<o:p></o:p>

    Impossible de s’envoler<o:p></o:p>

    A cheval, sur son vieux balai.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Même son breuvage magique,<o:p></o:p>

    N’a aucun effet maléfique.<o:p></o:p>

    Quelqu’un lui en voulait à mort,<o:p></o:p>

    Pour lui jeter un mauvais sort.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Depuis lors, elle se désespère,<o:p></o:p>

    Elle vitupère, vocifère,<o:p></o:p>

    La sorcière !<o:p></o:p>

     

       

     

    Le ballet de la sorcière <o:p></o:p>

     

    C’est la sorcière<o:p></o:p>

    Qui ,sans manières,<o:p></o:p>

    Danse et redanse.<o:p></o:p>

    Quelle cadence !<o:p></o:p>

    Regardez–là.<o:p></o:p>

    Ah !Ah ! AH ! Ah !<o:p></o:p>

    Elle rit trop fort<o:p></o:p>

    Et jette un sort<o:p></o:p>

    Puis disparaît<o:p></o:p>

    Sur son balai ….<o:p></o:p>

    Mais je l’ai vue,<o:p></o:p>

    Et ça s’est su,<o:p></o:p>

    Car je l’ai dit<o:p></o:p>

    A un ami.<o:p></o:p>

    Qui donc m’a cru ?<o:p></o:p>

    Seul Lustucru<o:p></o:p>

    Qui, ce jour–là<o:p></o:p>

    Cherchait son chat.<o:p></o:p>

    Son beau chat noir,<o:p></o:p>

    Depuis ce soir,<o:p></o:p>

    A disparu,<o:p></o:p>

    Dans cette rue,<o:p></o:p>

    Où la sorcière<o:p></o:p>

    -Quelles manières–<o:p></o:p>

    L’a emporté<o:p></o:p>

    Dans son ballet !

     

     



     

     

    Temps

     

     



     

    Gentil soleil

     

    Gentil soleil, mon grand ami,<o:p></o:p>

    Mais où donc étais-tu parti ?<o:p></o:p>

    Pendant cette longue semaine,<o:p></o:p>

    Je t’ai attendu, l’âme en peine.<o:p></o:p>

    Tout me semble triste sans toi,<o:p></o:p>

    Quand tu n’éclaires plus nos toits.<o:p></o:p>

    Te voilà enfin, ce matin,<o:p></o:p>

    Peignant déjà murs et jardins.<o:p></o:p>

    Quand j’ai entr’ouvert ma fenêtre<o:p></o:p>

    Que je t’ai vu, au loin, paraître,<o:p></o:p>

    Je me suis senti si content :<o:p></o:p>

    Mon cœur aussi est en beau temps.<o:p></o:p>

     

     

     

    Quand le soleil était amoureux de la terre

     

    On dit que jadis le soleil,<o:p></o:p>

    Etait pressé, dès le réveil,<o:p></o:p>

    De courtiser notre planète ;<o:p></o:p>

    Mais elle jouait les coquettes.<o:p></o:p>

    Quand il faisait les yeux doux,<o:p></o:p>

    Et se montrait des plus jaloux,<o:p></o:p>

    Elle s'en allait chercher fortune,<o:p></o:p>

    Et lorgnait vers le clair de lune.<o:p></o:p>

    Lui, veillait de plus en plus tard,<o:p></o:p>

    Mais n'était jamais en retard,<o:p></o:p>

    Le matin, pour se réveiller,<o:p></o:p>

    Empressé de l'ensoleiller.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ses chauds rayons , si bénéfiques,<o:p></o:p>

    Dont il se montrait prolifique,<o:p></o:p>

    Rendaient, la terre plus féconde.<o:p></o:p>

    Mais elle, criait à la ronde,<o:p></o:p>

    Que la Lune était plus jolie,<o:p></o:p>

    Et qu'elle préférait la nuit.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Un jour, le soleil, fou de rage,<o:p></o:p>

    Confectionna de gros nuages,<o:p></o:p>

    Puis, derrière eux, il se cacha.<o:p></o:p>

    La terre, étonnée, le chercha,<o:p></o:p>

    Ne parvenant pas à comprendre,<o:p></o:p>

    Pourquoi il se faisait attendre.<o:p></o:p>

    Rien ne lui semblaient pareil,<o:p></o:p>

    Il lui manquait tant le soleil,<o:p></o:p>

    Qu'elle s'aperçut toute surprise,<o:p></o:p>

    Qu'elle en était vraiment éprise.

     

    Lui , rancunier, pour la punir,<o:p></o:p>

    Désireux de la voir souffrir,<o:p></o:p>

    Devint méchant et capricieux.<o:p></o:p>

    Et dès lors , régnant sur les cieux,<o:p></o:p>

    Il se cache de temps en temps<o:p></o:p>

    Et fait la pluie et le beau temps.<o:p></o:p>

    Il apparaît quand bon lui semble.<o:p></o:p>

    Depuis c'est la terre qui tremble,<o:p></o:p>

    De ne jamais plus le revoir.<o:p></o:p>

    Elle en pâlit de désespoir.<o:p></o:p>

    Désemparée, elle devient triste,<o:p></o:p>

    Dès que son absence persiste.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Elle regrette le temps passé,<o:p></o:p>

    Quand le soleil était pressé,<o:p></o:p>

    De venir la voir chaque jour,<o:p></o:p>

    Pour le témoigner son amour.

    « Les chèvres obstinéesLe vilain petit canard »

  • Commentaires

    1
    Jeanine
    Jeudi 22 Mars 2012 à 20:09
    Surprise et flattée de voir mes poésies sur votre site.D'autres figures au nom de jean glauzyVous pouvez me contacter : jeanine.cougnenc@gmail.com
    2
    Jeanine
    Jeudi 22 Mars 2012 à 20:09
    Surprise et flattée de voir mes poésies sur votre site.D'autres figures au nom de jean glauzyVous pouvez me contacter : jeanine.cougnenc@gmail.com
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