• Le cheval et l'âne

    Le cheval et l'âne

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    Il était une fois un vieux fermier qui avait un cheval et un âne. Il les aimait tous les deux, mais le cheval recevait une meilleure nourriture et plus d’attention que l’âne. Lorsque les deux  bêtes portaient des sacs au marché, l’âne était toujours plus chargé que le cheval. Le temps passa. Le cheval restait beau et imposant, mais l’âne devenait toujours plus maigre et plus faible.

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    Un jour, en allant au marché, l’âne se mit à se plaindre : « Je n’en peux plus! Mes jambes me font mal, et si je ne me décharge pas un peu de mon fardeau, je ne pourrai plus avancer! S’il te plaît, ne voudrais-tu pas m’aider?»

     

    En entendant ces mots, le cheval orgueilleux lui dit : « Le maître t’a chargé plus que moi parce que tu n’es qu,un âne, et c’est tant pis pour toi si tu es fatigué!»

     

    La pauvre bête continua péniblement son chemin. Mais peu après, la langue pendante, elle s’arrêta de nouveau : « Je t’en prie, écoute-moi! Si tu ne m’aides pas, je crois que je n’arriverai pas vivant au marché!»

     

    Mais le cheval lui répondit sèchement : « Tu réussiras bien tout seul, encore une fois!»

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    L’âne fit encore deux pas et s’écroula, mort! Quand il le vit tomber, le maître accourut : « Pauvre bête! Elle m’a servi fidèlement pendant bien des années! Je n’aurais pas dû tant la charger.»

     

    Puis il s’adressa au cheval : «Viens ici, toi! Désormais tu devras aussi porter le fardeau de ton compagnon!» et tous les sacs aboutirent sur le dos de cheval.

     

    « J’aurais mieux fait de l’aider quand il était encore en vie! Un peu de poids en plus ne m’aurait pas fatigué, tandis que maintenant, j’ai peur de mourir moi aussi!» pensa le cheval.

     

     

    © Le coffret magique des contes et légendes.<o:p></o:p>

     


     

    Le cheval et l'âne

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    En ce monde il se faut l'un l'autre secourir.
    Si ton voisin vient à mourir,
    C'est sur toi que le fardeau tombe.

    Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois,
    Celui-ci ne portant que son simple harnois,
    Et le pauvre Baudet si chargé qu'il succombe.
    Il pria le Cheval de l'aider quelque peu :
    Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.
    La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
    Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.
    Le Cheval refusa, fit une pétarade :
    Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
    Et reconnut qu'il avait tort.
    Du Baudet, en cette aventure,
    On lui fit porter la voiture,
    Et la peau par-dessus encor.<o:p></o:p>

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    Jean de La Fontaine, Fable XVI, Livre VI.

     

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