• Le courage du petit colibri
    Inon'a dibie... Inon ni ben ngiña mulema !
    Bosadi bo titi diboa
    Ngiñ'a mulema e buki bwanga
     
    Colibri

    Un joli petit colibri au plumage doré vivait paisiblement dans la forêt amazonienne. C’était un tout petit oiseau, doté d’un bec long et fin, qui lui permettait de butiner les fleurs.

    En effet, il se nourrissait essentiellement du nectar des fleurs. Et il était le seul oiseau capable de voler en marche arrière, battant ses ailes plusieurs dizaines de fois par seconde !

    Tout le monde le surnommait l’« oiseau-mouche ». Petit colibri butinait de belles fleurs aux couleurs chatoyantes, et il avait une vie heureuse.  

    Un jour, il y eut un immense incendie dans la forêt. Quelle catastrophe ! Que faire ! Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.

    Mais le joli petit colibri doré ne se laissa pas abattre par cette situation si malheureuse. Seul, il s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

    b-1-.gif Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou toi ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

    Et le joli petit colibri lui répondit sagement : « Je sais que ce n’est pas ainsi que tout ce feu s’éteindra, mais je fais ma part. »

    Face à une situation qui s’avère insurmontable, ne te contente pas d’être sidéré, abattu ; oui toi seul, tu ne pourras sûrement pas tout arranger, mais fais ta part !!!

     

    Eyal’a munia : Bambe mūna mongo natena o dibongo, ba mende bambele oa mo o mulopo 

    Proverbe : Soulève ta charge jusqu’au genou, et on t’aidera à la poser sur la tête.

     

    Ceci est une de mes adaptations de la légende du colibri, une légende amériendienne, raconté par le botaniste et écrivain français Pierre Rabhi.


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  • Les trois petits chiens<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Moto a ma londo tè mbo, a ma wuta nde ebongo<o:p></o:p>

    Il était une fois, trois petits chiens qui se baladaient. Le premier s'appelait Pam, le second Dim, et le tout dernier Tom.<o:p></o:p>

    C'est alors que vint, un horrible bonhomme voulant les tuer, se présenta devant l’un d’entre eux, un bâton caché à son dos, et lui tendit un joli os. Tom s'approche de l'os, il était si joli, si grand, mais au moment où Tom voulu prendre l'os, l'homme sorti une matraque et voulu l'assomer, Tom se sauva de justesse. Et il courru avertir ses frères, mais le bonhomme réalisant que son jeu serait défait tenta tout pour empêcher Tom de parler à ses frères. Il dit alors aux deux autres : " venez, je vous ferez cuire de bons gigots de viande".<o:p></o:p>

    -Tom : " Non n'acceptez pas sa viande, il veut tous nous assomer, il tenait un bâton tout à l'heure ! Et à plusieurs reprises j'ai évité des pièges posé par des humains, celui ci a exactement la même odeur que ces pièges, foi de chien, notre flair est des plus fiable!"<o:p></o:p>

    -Le bonhomme : " mais non, voyons mes chers chiens, n'écoutez pas ce sac à puces, venez, et regardez, mon fouet je le casse et le jette au loin, approcher, n'ayez crainte !"<o:p></o:p>

    - Pam et Dim : " mai soui approchons, il a l'air gentil, pourquoi quelqu'un qui compte nous assomer est il aussi gentil avec nous et nous propose à manger, tu racontes n'importe quoi Tom ! "<o:p></o:p>

    - Le bonhomme :  “ mais oui ! En voilà des gens éclairé ! logique ! si vous ne m’étiez pas aussi cher, pourquoi gaspierais-je des gigots pour vous, de simple chiens ? Approchez, installez vous, ici vous êtes chez vous !”<o:p></o:p>

    - Dim : «  génial ! tu vois Tom ! Entends tu tout ceci ! Approche aussi »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    - Tom : «  Jamais !  allez y seul, jamais je ne viendrais dans la maison de ce bonhomme, à moins qu’il n’explique sa réaction précédente, pourquoi tenir en même temps un os et un fouet ? Demandez –le lui au moins.»<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    - Dim : « c’est toi qui voit frérot ! Nous nous avons faim, depuis que nous marchons, personne ne nous a jamais proposé des gigots ! Ne viens pas si tu veux, Pam allons y ! »<o:p></o:p>

    - Le bonhomme : “ Bon raisonnement Dim, Tom es jaloux car il n’est en mesure de rien vous offrir, mais oui, lui qui vous dit de renoncer à mes gigots, que vous donnes t il en échange ? »<o:p></o:p>

    Pam : « oui, c’est vrai que nous donne tu Tom ? »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Et Dim et Pam entrèrent chez le bonhomme, qui se mit aussitôt à cuisiner des gigots. Que l’odeur était alléchante,  les autres chiens ne cessaient d’appeler Tom, qui s’obstinait.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    -  Dim : « nous ne te comprennons vraiment pas, et même son fouet, tu vois qu’il l’an jeté, pourquoi ne viens tu pas, tu auras un gigot aussi ! Il avait raison de vouloir t’assommer, tu ne sais pas reconnaître ce qui est bien pour toi.»<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    - Pam : «  mais peut être que tom a raison, nous devrions nous méfier de cet inconnu ! »<o:p></o:p>

    - Dim : «  sache ce que tu veux, soit tu viens, oit tu reste dans la famine avec Tom ».<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Tom pensa : Nous chiens sommes réputés avoir quatre yeux, nous voyons mêmes la nuit, nous aboyons méchamment à l’approche d’un intru, d’une ombre sans vie. Mais qu’arrive t il à mes frères ? Sont ils vraiment des chiens ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    D’interrogations en interrogations, Tom, tout seul, abandonnés par les siens, se réfugia tout près de là. Et pendant que ses frères mangeaient des gigots de mouton, Tom aperçu le bonhomme allant chercher des filets pour emprisonner ses frères, il se mit à aboyer, aboyer, personne n’y fit attention. Et comme d’habitude, le bonhomme joua la malice.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il faut avouer que la cuisine humaine, était savoureuse, rien à voir avec les morceaux de bêtes crus trouvé ça et là…Tom, qu’est ce que tu es ringard ! Assez à l’aise, Pam et Dim se mirent à compter au bonhomme, toutes les contrées où il y a beaucoup de chiens, en lui indiquant le chemin pour si rendre. Pourquoi ne pas s’interroger sur le suspect intérêt du bonhomme pour l’amitié de chien ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pam aussi commença à réaliser que quelque chose n’allait pas, pourquoi le bonhomme a-t-il changé si soudainement, sans aucune explication, et pourquoi a-t-il essayé d’assommer Tom ? Il lui posa alors la question. Se sentant en danger, et redoubla les cadeaux pour les chiens. Après avoir dérobé tous les chiens des contrés, il comptait également tuer Pam et Dim.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pam préféra aller rejoindre Tom. Quand le bonhomme arriva, il ne trouva plus que Dim, il le tua. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    « A force de trop les flatter, ils risquent de se douter de quelque chose et s’enfuir, et mes efforts iront à l’eau » pensa le bonhomme.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Quand Pam arriva près de Tom, se yeux était enflé, les gigots mangés contenait un poison qui devait endormir les chiots peu à peu.<o:p></o:p>

    - Tom : «  tu vois mon frère, il n’a pas jeté son fouet, il a juste changé de méthode, un tyran ne renonce pas si facilement ! Tu est revenu à moitié, mais tu es là c’est l’essentiel »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    La têtutesse ne tue pas, elle fait juste rougir les yeux.  Si le chien a aperçu le bâton, il est exclu de continuer à l’attirer. Pas si bête ces bête là. Ewesééééééé !!<o:p></o:p>


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  •  Contes en Français et en Allemand

    * Ebambu'a mongo *

     

    Contes de chez nous en d'autres langues, ainsi que quelques contes de Perrault.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    En Français : na bwambo bwa Frensi<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    • Jèki la Njambè, l'enfant extraordinaire
    • Jèki coupe l'arbre à pirogue
    • Njambè envoie Jèki capturer le crocodile
    • Jèki conquiert l'harmonium de Kulani
    • WUDU tortue et NGOA  porc
    • Kulucongo 
    • Le cheval et l'âne
    • Les chèvres obstinées
    • Le vilain petit canard
    • trois petits chiots
    • Le petit chaperon rouge

     

    En Allemand : na bwambo bwa Jaman<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    • Myango ma Tuba Mbangè  : Bibliographie des contes de Tuba Mbanguè, Héros mythique. <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Wie Tuba Mbange geboren wurde und schon als Säugling seiner Mutter Fleisch heimbrachte.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Wie man Tuba Mbange beim Pfaumenstehlen erschoß und er wieder lebendig wurde.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Wie Tuba Mbange in die Himmelsstadt ging und dort getötet wurde.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Die Frau aus der Mpondofrucht<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Vom Topf, der auf dem Kopf festsitzt.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    •  Der Mann, die Frau und der Edimo.

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  • Le petit chaperon rouge<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir : sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien, que partout on l'appelait le Petit Chaperon rouge.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Un jour, sa mère, ayant cuit et fait des galettes, lui dit : <o:p></o:p>

    " Va voir comment se porte ta mère-grand, car on m'a dit qu'elle était malade. Porte-lui une galette et ce petit pot de beurre."<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre village. En passant dans un bois, elle rencontra compère le Loup, qui eut bien envie de la manger ; mais il n'osa, à cause de quelques bûcherons qui étaient dans la forêt. Il lui demanda où elle allait. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La pauvre enfant, qui ne savait pas qu'il était dangereux de s'arrêter à écouter un loup, lui dit : <o:p></o:p>

    " Je vais voir ma mère-grand, et lui porter une galette, avec un petit pot de beurre, que ma mère lui envoie. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    - Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le Loup <o:p></o:p>

    - Oh oui, dit le Petit Chaperon rouge ; c'est par-delà le moulin que vous voyez tout là-bas, à la première maison du village. <o:p></o:p>

    - Eh bien ! dit le Loup, je veux l'aller voir aussi, je my en vais par ce chemin-ci, et toi par ce chemin-là, et nous verrons à qui plus tôt y sera."<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le loup se mit à courir de toute sa force par le chemin qui était le plus court, et la petite fille s'en alla par le chemin le plus long, s'amusant à cueillir des noisettes, à courir après les papillons, et à faire des bouquets des petites fleurs qu'elle rencontrait. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le loup ne fut pas longtemps à arriver à la maison de la mère-grand ; il heurte : toc, toc. <o:p></o:p>

    " Qui est là ? <o:p></o:p>

    - C'est votre fille, le Petit Chaperon rouge, dit le Loup en contrefaisant sa voix, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre, que ma mère vous envoie." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La bonne mère-grand, qui était dans son lit, à cause qu'elle se trouvait un peu mal, lui cria : <o:p></o:p>

    " Tire la chevillette, la bobinette cherra." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Loup tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. Il se jeta sur la bonne femme, et la dévora en moins de rien, car il y avait plus de trois jours qu'il n'avait pas manger. Ensuite il ferma la porte, et s'alla coucher dans le lit de la mère-grand, en attendant le Petit Chaperon rouge, qui quelques temps après, vint heurter à la porte : toc, toc. <o:p></o:p>

    " Qui est là ?" <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du Loup, eut peur d'abord, mais, croyant que sa mère-grand était enrhumée, répondit : <o:p></o:p>

    " C'est votre fille, le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre, que ma mère vous envoie." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Loup lui cria en adoucissant un peu sa voix : <o:p></o:p>

    " Tire la chevillette, la bobinette cherra." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant dans le lit, sous la couverture : <o:p></o:p>

    " Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher avec moi." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Petit Chaperon rouge se déshabille, et va se mettre dans le lit, où elle fut bien étonné de voir comment sa mère-grand était faite en son déshabillé. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Elle lui dit : <o:p></o:p>

    " Ma mère-grand, que vous avez de grands bras ! <o:p></o:p>

    - C'est pour mieux t'embrasser, ma fille ! <o:p></o:p>

    - Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes ! <o:p></o:p>

    - C'est pour mieux courir, mon enfant ! <o:p></o:p>

    - Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles ! <o:p></o:p>

    - C'est pour mieux écouter, mon enfant ! <o:p></o:p>

    - Ma mère-grand, que vous avez de grands yeux ! <o:p></o:p>

    - C'est pour mieux te voir, mon enfant ! <o:p></o:p>

    - Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents ! <o:p></o:p>

    - C'est pour te manger !"<o:p></o:p>

    Et, en disant ces mots, le méchant Loup se jeta sur le Petit Chaperon rouge, et le mangea.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> © Charles Perrault. </o:p>

    <o:p>Le coffret magique des contes et légendes.

    </o:p>

     


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  • Le vilain petit canardOh !<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     qu'il faisait bon, dehors à la campagne ! C'était l'été. Les blés étaient jaunes, l'avoine verte, le foin était ramassé par tas dans les prés verts, et la cigogne marchait sur ses longues jambes rouges et parlait égyptien, car sa mère lui avait appris cette langue. Autour des champs et des prés il y avait de grandes forêts, et au milieu des forêts des lacs profonds ; oui, vraiment, il faisait bon à la campagne. En plein soleil s'élevait un vieux château entouré de douves profondes, et depuis le mur de base jusqu'à l'eau poussaient des bardanes à larges feuilles, si hautes que les petits enfants pouvaient se cacher debout derrière les plus grandes : l'endroit était aussi sauvage que la plus épaisse forêt, et une cane était là sur son nid elle couvait ses canetons qui devaient sortir des oeufs, mais elle commençait à en avoir assez, car cela durait depuis longtemps, et on venait rarement la voir ; les autres canards aimaient mieux nager dans les douves que de grimper et rester sous une feuille de bardane pour bavarder avec elle. <o:p></o:p>

    Enfin les oeufs craquèrent l'un après l'autre, on entendait: "clac clac !", tous les jaunes d'oeufs étaient devenus vivants et sortaient la tête.
    - Coin, coin ! disait la cane.
    Et les canetons s'agitaient tant qu'ils pouvaient, et regardaient de tous les côtés sous les feuilles vertes, et la mère les laissait regarder autant qu'ils voulaient, car le vert est bon pour les yeux.
    Comme le monde est grand, disaient tous les petits.
    Et ils avaient, en effet, un beaucoup plus grand espace que lorsqu'ils étaient enfermés dans leurs oeufs.
    - Croyez-vous que c'est là le monde entier ? disait la mère. Il s'étend loin de l'autre côté du jardin, jusqu'au champ du prêtre Mais je n'y ai jamais été... Vous êtes bien là tous, au moins ?
    Et elle se leva.
    - Non, je ne les ai pas tous. Le plus grand oeuf est encore là ; combien de temps ça va-t-il encore durer ? J'en ai bientôt assez. Et elle se recoucha. <o:p></o:p>

    - Eh bien ! comment ça va ? dit une vieille cane qui venait en visite.
    - Ça dure bien longtemps pour un seul oeuf, dit la cane couchée. Il ne veut pas se percer ; mais tu verras les autres, ce sont les plus jolis canetons que j'aie vus ; ils ressemblent tous à leur père, ce scélérat qui ne vient pas me voir.
    - Laisse-moi voir cet oeuf qui ne veut pas craquer, dit la vieille. Mais c'est un oeuf de dinde, tu peux m'en croire ! Moi aussi, j'y ai été pincée une fois, et j'ai eu bien du mal avec les petits, car ils ont peur de l'eau, je dirai ! Je ne pouvais pas les décider à y aller ; j'avais beau les gourmander et les houspiller, rien n'y faisait... Laisse-moi voir... mais oui, c'est un oeuf de dinde ; tu n'as qu'à le laisser et enseigner la nage aux autres enfants.
    - Je resterai tout de même dessus encore un peu de temps, voilà si longtemps que j'y suis. Je peux bien continuer.
    - Comme tu voudras ! dit la vieille cane.
    Et elle s'en alla.<o:p></o:p>

    Enfin le gros oeuf creva.
    - Pip ! Pip ! dit le petit en sortant.
    Il était grand et laid. La cane le regarda.
    Voilà un caneton terriblement gros, dit-elle ; aucun des autres ne lui ressemble ; ce ne serait pas tout de même un dindonneau ; enfin, on verra ça bientôt ; il faudra qu'il aille à l'eau, quand je devrais l'y pousser à coups de patte.<o:p></o:p>

    Le lendemain, il fit un temps délicieux ; le soleil brillait sur les bardanes vertes. La mère cane vint au bord de la douve avec toute sa famille. Plouf ! elle sauta dans l'eau .
    - Coin, coin, dit-elle.
    Et les canetons plongèrent l'un après l'autre ; l'eau leur passait par-dessus la tête, mais ils revenaient tout de suite à la surface et nageaient gentiment ; leurs pattes s'agitaient comme il faut, et tous étaient là, même le gros gris si laid nageait avec les autres.
    - Non, ce n'est pas un dindon, dit la cane ; regardez-moi comme il sait bien se servir de ses pattes, et comme il se tient droit ! C'est bien un petit à moi ! et, en somme, il est tout à fait beau, à bien le regarder ! Coin, coin !... venez avec moi maintenant, que je vous mène dans le monde, et vous présente dans la cour des canards, mais tenez-vous toujours près de moi, afin qu'on ne vous marche pas sur les pattes et méfiez-vous du chat.<o:p></o:p>

    Et ils arrivèrent dans la cour des canards. Le vacarme y était effroyable, parce que deux familles se disputaient une tête d'anguille, et ce fut le chat qui l'attrapa.
    - Voyez, c'est ainsi que va le monde, dit la mère cane.
    Et elle se frotta le bec, car elle aurait voulu avoir la tête d'anguille, elle aussi.
    - Jouez des pattes, dit-elle, et tâchez de vous dépêcher, et courbez le cou devant la vieille cane, là-bas ; c'est elle qui a le plus haut rang de toutes ici ; elle est de race espagnole, c'est pourquoi elle est grosse, et vous voyez qu'elle a un ruban rouge à la patte; c'est magnifique, cela, c'est la plus haute distinction qu'une cane puisse avoir, cela signifie qu'on ne veut pas s'en défaire, et que les animaux et les hommes doivent la reconnaître. Allons, grouillez-vous... ne vous mettez pas dans mes pattes, un caneton bien élevé marche en écartant les pattes, comme père et mère. C'est bien ! maintenant, courbez le cou et dites : coin, coin !
    Et les petits obéissaient. Mais les autres canes, tout autour, les regardaient et disaient à voix haute :
    - Regardez-moi ça; nous allons avoir une famille de plus; comme si nous n'étions pas assez nombreux déjà. Et fi ! quelle mine a l'un de ces canetons ! Celui-là, nous n'en voulons pas !
    Et aussitôt une cane de voler et de le mordre au cou.
    - Laisse-le tranquille, dit la mère, il ne fait rien à personne.
    - Non, dit la cane qui avait mordu, mais il est trop grand et cocasse, il faut le taquiner.
    - Ce sont de beaux enfants que vous avez, la mère, dit la vieille cane ornée d'un ruban à la patte. Tous beaux à l'exception de celui-là ; je voudrais que vous puissiez le refaire.
    - Ce n'est pas possible, madame, dit la mère cane. Il n'est pas beau, mais il a très bon caractère, et il nage aussi joliment qu'aucun des autres. Et même, j'ose ajouter que, selon moi, il embellira ou deviendra un peu plus petit avec le temps. Il est resté trop longtemps dans son oeuf, c'est pourquoi il n'a pas eu la taille convenable.
    Et elle lui lissa son plumage.
    - D'ailleurs c'est un canard, dit-elle, ça n'a donc pas autant d'importance. Je crois qu'il sera vigoureux et qu'il fera son chemin.
    - Les autres canetons sont gentils, dit la vieille, faites donc maintenant comme chez vous, et si vous trouvez une tête d'anguille, vous pourrez me l'apporter !
    Et ils furent comme chez eux.<o:p></o:p>

    Mais le pauvre caneton qui était sorti de l'oeuf le dernier, et qui était si laid, fut mordu, bousculé et nargué, à la fois par les canes et les poules.
    - Il est trop grand, disaient-elles toutes.
    Et le dindon, qui, étant né avec des éperons, se croyait empereur se gonfla comme un cargo à pleines voiles, se précipita sur lui, puis glouglouta, et sa tête devint toute rouge. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer, il était désolé d'avoir si laide mine et d'être la risée de toute la cour des canards.<o:p></o:p>

    Ainsi se passa le premier jour, et ce fut de pis en pis ensuite. Le pauvre caneton fut pourchassé par tout le monde, même ses frères et soeurs étaient méchants pour lui, et disaient :
    - Si seulement le chat t'emportait, hou, le vilain !
    Et la mère disait :
    - Je voudrais que tu sois bien loin !
    Et les canards le mordaient, les poules lui donnaient des coups de bec, et la fille qui donnait à manger aux bêtes, le renvoyait du pied.
    Alors il s'envola par-dessus la haie ; les petits oiseaux des buissons, effrayés, s'enfuirent en l'air : "c'est parce que je suis si laid", pensa le caneton, et il ferma les yeux, mais s'éloigna tout de même en courant. Et il parvint au grand marais habité par les canards sauvages. Il y passa toute la nuit, très las et triste.<o:p></o:p>

    Le matin, les canards sauvages se mirent à voler, ils virent leur nouveau camarade.
    - Quelle sorte d'oiseau es-tu ? demandèrent-ils.
    Et le caneton se tourna de tous les côtés, et salua du mieux qu'il put.
    - Tu es vraiment laid, dirent les canards sauvages, mais ça nous est égal, pourvu que tu ne te maries pas dans notre famille.
    Le pauvre ! il ne pensait guère à se marier, il demandait seulement qu'on lui permit de coucher dans les roseaux et de boire un peu d'eau du marais.
    Il resta là deux jours, après quoi deux oies sauvages arrivèrent, ou plutôt deux jars sauvages, car c'étaient deux mâles ; il n'y avait pas longtemps qu'ils étaient sortis de l'oeuf, aussi étaient-ils fort insolents.
    - Ecoute, camarade, dirent-ils, tu es si laid que tu nous plais ; veux-tu venir avec nous et être oiseau migrateur ? Il y a tout près d'ici un autre marais où sont de charmantes oies sauvages, toutes demoiselles, qui savent dire coin-coin ! tu es bien capable d'y avoir du succès, laid comme tu es !<o:p></o:p>

    Soudain, au-dessus d'eux, on entendit : Pif, paf ! et les deux jars sauvages tombèrent morts dans les roseaux, et l'eau devint rouge sang ; pif, paf résonna de nouveau, et des troupes d'oies sauvages s'envolèrent des roseaux et les coups de fusil éclatèrent encore. C'était une grande chasse ; les chasseurs étaient autour de l'étang, quelques-uns, même, dans les branches des arbres, qui s'étendaient jusqu'au-dessus des roseaux ; la fumée bleue formait comme des nuages au milieu des arbres sombres, et restait suspendue sur l'eau ; les chiens entrèrent dans la vase, plaf, plaf ! joncs et roseaux s'inclinaient de tous côtés ; c'était effroyable pour le pauvre caneton, qui tourna la tête pour la cacher sous son aile, et à ce moment même un grand chien terrible se trouva devant lui ; le chien avait une longue langue qui pendait et de vilains yeux horriblement brillants ; il approcha sa gueule du caneton, montra ses dents pointues... et plaf ! il s'en alla sans y toucher.
    - Oh ! Dieu merci, soupira le caneton, je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre.
    Et il demeura immobile pendant la grêle de plomb dans les joncs et la pétarade des coups de feu.<o:p></o:p>

    Le calme ne revint que tard dans la journée, mais le pauvre petit n'osa pas encore se lever, il attendit plusieurs heures avant de regarder autour de lui, et alors il se dépêcha de quitter le marais le plus vite qu'il put ; il courut à travers champs et prés, le vent soufflait si fort qu'il avançait à grand-peine.<o:p></o:p>

    Vers le soir, il atteignit une pauvre petite cabane de paysan ; elle était si misérable qu'elle ne savait pas de quel côté elle devait tomber, si bien qu'elle restait debout. La tempête faisait tellement rage autour du caneton qu'il dut s'asseoir sur sa queue pour y résister ; et cela devenait de pis en pis ; mais il s'aperçut que la porte avait perdu un de ses gonds, en sorte qu'elle était accrochée de guingois, et que par la fente il pouvait se faufiler dans la cabane c’est ce qu'il fit.<o:p></o:p>

    C'était la demeure d'une vieille femme qui vivait avec son chat et sa poule, et le chat, qu'elle appelait Fiston, savait faire gros dos et ronronner, et même il jetait des étincelles, mais pour cela il fallait le caresser à rebrousse-poil ; la poule avait de très petites pattes basses, et pour cette raison s'appelait Kykkeli-courtes pattes elle pondait bien, et la femme l'aimait comme son propre enfant.<o:p></o:p>

    Le matin, on vit tout de suite le caneton étranger, et le chat se mit à ronronner et la poule à glousser.
    - Qu'y a-t-il ? dit la femme, qui regarda autour d'elle.
    Mais elle ne voyait rien, et crut que c'était une cane grasse qui s'était égarée.
    - Voilà une bonne prise, dit-elle, je vais avoir des oeufs de cane pourvu que ce ne soit pas un canard ! Enfin, on verra !
    Et le canard fut admis pendant trois semaines, pour voir, mais aucun oeuf ne vint. Et le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse, et ils disaient toujours : " Nous et le monde ", car ils croyaient en composer la moitié, et la meilleure. Le caneton pensait que l'on pouvait être d'un autre avis, mais c'était une opinion que la poule n'admettait pas.
    - Sais-tu pondre ? demandait-elle.
    - Non.
    - Alors, tu n'as qu'à te taire.
    Et le chat disait :
    - Sais-tu faire le gros dos, ronronner, et faire jaillir des étincelles ?
    - Non.
    - Alors tu n'as rien à dire quand les gens raisonnables parlent.
    Et le caneton restait dans son coin, et il était de mauvaise humeur; aussi vint-il à penser au grand air et à l'éclat du soleil ; il eut un singulier désir de nager sur l'eau, il finit par ne pouvoir s'empêcher d'en parler à la poule.
    - Qu'est-ce qui te prend ? demanda-t-elle. Tu n'as rien à faire, c’est pourquoi il te vient des lubies pareilles. Ponds ou ronronne, et ça te passera !
    - Mais c'est délicieux de nager sur l'eau, dit le caneton... et délicieux d'avoir de l'eau par-dessus la tête et de plonger jusqu'au fond !
    - Bon, voila-t-il pas un beau plaisir, dit la poule. Tu es fou. Demande au chat, je ne connais pas d'animal plus intelligent, s'il aime nager sur l'eau... ou plonger. Je ne parle pas de moi... Demande même à notre patronne, la vieille femme, il n'y a personne au monde de plus intelligent, crois-tu qu'elle ait envie de nager ou d'avoir de l'eau par-dessus la tête ?
    - Vous ne me comprenez pas, dit le caneton.
    - Bon, si nous ne te comprenons pas, qui est-ce qui te comprendrait ? Tu ne prétends pas tout de même, être plus intelligent que le chat et la femme, pour ne pas me citer. Ne fais pas le fou, enfant, et remercie ton créateur de tout le bien qu'on t'a fait. N'es-tu pas entré dans une maison chaude, et n'y as-tu pas une société où tu peux t'instruire ? Mais tu es un dadais, qui n'est pas amusant à fréquenter. Tu peux m'en croire, je te veux du bien, je te dis des choses désagréables, c'est à cela qu'on reconnaît ses vrais amis tu n'as qu'à tâcher de pondre des oeufs et apprendre à ronronner ou à faire jaillir des étincelles.
    - Je crois que je vais m'en aller dans le vaste monde, dit le caneton.
    - Eh bien, fais-le donc, dit la poule.<o:p></o:p>

    Et le caneton partit ; il nagea sur l'eau, il plongea, mais tous les animaux le dédaignaient à cause de sa laideur.<o:p></o:p>

    Puis, l'automne arriva, les feuilles, dans la forêt, devinrent jaunes et brunes, le vent s'en empara, elles dansèrent de tous côtés, et en haut, dans l'air, on sentait le froid ; les nuages étaient lourds de grêle et de flocons de neige, et dans la haie le corbeau criait : "aô, aô !" tant il avait froid ; il y avait de quoi geler, vraiment ; le pauvre caneton n'était certes pas à son aise.<o:p></o:p>

    Un soir, comme le soleil se couchait superbement, arriva tout un troupeau de beaux grands oiseaux, qui sortaient des buissons ; jamais le caneton n'en avait vu d'aussi ravissants, ils étaient entièrement d'une blancheur éclatante et avec de longs cous flexibles ; c'étaient des cygnes, ils poussèrent un cri très singulier, déployèrent leurs grandes ailes magnifiques, et s'envolèrent pour s'en aller vers des pays plus chauds, par delà les mers ; ils volaient très haut, très haut, et le vilain petit caneton éprouva une impression étrange il se mit à tourner en rond dans l'eau, comme une roue, tendit le cou en l'air vers ces oiseaux, poussa un cri si fort et si bizarre que lui-même en eut peur. Oh, il n'oublierait jamais ces charmants oiseaux, ces heureux oiseaux, et sitôt qu'il ne les vit plus, il plongea jusqu'au fond, et lorsqu'il revint à la surface, il fut comme hors de lui. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux, ni où ils allaient, mais il les aimait comme jamais il n'avait aimé personne ; il n'en était pas du tout jaloux, comment aurait-il pu avoir l'idée de souhaiter une telle grâce, il aurait été heureux si seulement les canards l'avaient supporté parmi eux... pauvre vilaine bête.<o:p></o:p>

    L'hiver fut extrêmement froid ; le caneton dut tout le temps nager dans l'eau pour l'empêcher de geler complètement ; mais chaque jour, le trou dans lequel il nageait se rétrécissait davantage; une croûte s'y formait, qui craquait ; le caneton devait toujours y jouer des pattes, afin que l'eau ne se fermât pas ; il finit par être si épuisé qu'il ne bougea plus, et resta gelé, pris dans la glace.
    Le matin, de bonne heure, arriva un paysan qui le vit, brisa la glace avec ses sabots, et l'emporta chez lui pour le remettre à sa femme. Là, il fut ranimé.
    Les enfants voulurent jouer avec lui, mais il croyait qu'ils lui voulaient du mal, et se sauva, tout effrayé, droit à la terrine de lait, si bien que le lait jaillit dans la salle ; la femme cria et battit des mains, et il s'envola dans la baratte était le beurre, puis dans le tonneau à farine ; quelle mine il avait en sortant de là ! La femme criait et voulait le frapper avec les pincettes, et les enfants couraient et se renversaient l'un l'autre pour l'attraper, et c'était des rires et des cris !... Heureusement la porte était ouverte, et le caneton se sauva parmi des buissons couverts de neige récente, et y resta comme engourdi.<o:p></o:p>

    Mais ce serait trop triste de raconter toute la misère qu'il dut subir par cet hiver rigoureux... Il était dans le marais parmi les roseaux lorsque le soleil redevint brillant et chaud. Les alouettes chantaient, c'était un printemps délicieux. Soudain le caneton déploya ses ailes qui bruirent plus fort qu 'autrefois et l'emportèrent avec vigueur ; et en un instant il se trouva dans un grand jardin où les pommiers étaient en fleur, où les lilas embaumaient et inclinaient leurs longues branches vertes jusqu’aux douves sinueuses. Oh, qu’il faisait bon là, dans la douceur du printemps Et droit devant lui, sortant du fourré, s'avançaient trois beaux cygnes qui battaient des ailes et nageaient légèrement. Il reconnut les magnifiques bêtes et fut pris d'une étrange tristesse.<o:p></o:p>

    - Je vais voler vers vous, oiseaux royaux, et vous me massacrerez, parce que j'ose, moi qui suis si laid, m'approcher de vous ! Mais peu importe ; plutôt être tué par vous que pincé par les canards, battu par les poules, poussé du pied par la fille de basse-cour, et gelé pendant l'hiver.<o:p></o:p>

    Et il vola dans l'eau, où il nagea vers les superbes cygnes, qui l'aperçurent et accoururent à lui à grands coups d'ailes.
    - Tuez-moi si vous voulez ! dit le pauvre animal.
    Et il pencha la tête sur la surface de l'eau, attendant la mort... mais que vit-il dans l'eau claire ? Il vit sous lui sa propre image, mais qui n’était plus celle d'un oiseau gris tout gauche, laid et vilain. Il était lui-même un cygne.
    Peu importe qu'on soit né dans la cour des canards, si l'on est sorti d'un oeuf de cygne. Il était enchanté de toute la misère et des tracas qu'il avait subis ; il apprécia d'autant mieux son bonheur, et la splendeur qui l'accueillait. Et les grands cygnes nageaient autour de lui et le caressaient avec leurs becs.<o:p></o:p>

    Des petits enfants arrivèrent dans le jardin, jetèrent du pain et du grain dans l'eau, et le plus jeune s'écria :
    - Il y en a un nouveau ?
    Et les autres enfants étaient ravis :
    - Oui, il y en a un nouveau !
    Et ils battirent des mains et dansèrent en rond, coururent chercher leur père et leur mère, on jeta dans l'eau du pain et de la galette, et tout le monde dit :
    - Le nouveau est le plus beau ! Si jeune et si joli !
    Et les vieux cygnes le saluèrent.
    Il était tout confus, et se cacha la tête sous son aile, il ne savait plus où il en était ! Il était trop heureux, mais nullement orgueilleux. Il songeait combien il avait été honni et pourchassé, maintenant il entendait dire qu'il était le plus charmant des charmants oiseaux ! Et les lilas inclinaient leurs branches sur l'eau jusqu'à lui, et le soleil brillait et réchauffait, alors ses plumes se gonflèrent, son cou mince se dressa, et, ravi dans son coeur, il cria :
    - Jamais je n'ai rêvé d'un tel bonheur quand j'étais le vilain petit canard<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


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  • Les Chèvres obstinées<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il était une fois... deux chèvres qui descendaient une vallée de montagne, chacune de son côté. Au fond coulait un gros torrent impétueux. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pour pouvoir le traverser, les habitants du lieu avaient jeté entre les deux rives escarpées un gros tronc, abattu par la foudre. Et c'est au milieu de ce pont de fortune que les deux chèvres, qui voulaient traverser en même temps, se trouvèrent face à face.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le tronc était trop étroit pour leur permettre de se croiser; et ni l'une ni l'autre ne voulut céder le passage.<o:p></o:p>

    Elles commencèrent donc à se disputer, mais aucune n'accepta de faire demi-tour.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Des menaces, elles en vinrent aux actes et se donnèrent des coups de cornes jusqu'au moment où, fatalement, toutes deux tombèrent dans le torrent.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    N'aurait-il pas été plus simple que l'une des deux se montre aimable et cède le passage ?<o:p></o:p>

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    © Le coffret magique des contes et légendes.


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  • Le cheval et l'âne

    <o:p></o:p> 

     

    Il était une fois un vieux fermier qui avait un cheval et un âne. Il les aimait tous les deux, mais le cheval recevait une meilleure nourriture et plus d’attention que l’âne. Lorsque les deux  bêtes portaient des sacs au marché, l’âne était toujours plus chargé que le cheval. Le temps passa. Le cheval restait beau et imposant, mais l’âne devenait toujours plus maigre et plus faible.

    <o:p></o:p> 

    Un jour, en allant au marché, l’âne se mit à se plaindre : « Je n’en peux plus! Mes jambes me font mal, et si je ne me décharge pas un peu de mon fardeau, je ne pourrai plus avancer! S’il te plaît, ne voudrais-tu pas m’aider?»

     

    En entendant ces mots, le cheval orgueilleux lui dit : « Le maître t’a chargé plus que moi parce que tu n’es qu,un âne, et c’est tant pis pour toi si tu es fatigué!»

     

    La pauvre bête continua péniblement son chemin. Mais peu après, la langue pendante, elle s’arrêta de nouveau : « Je t’en prie, écoute-moi! Si tu ne m’aides pas, je crois que je n’arriverai pas vivant au marché!»

     

    Mais le cheval lui répondit sèchement : « Tu réussiras bien tout seul, encore une fois!»

    <o:p></o:p> 

    L’âne fit encore deux pas et s’écroula, mort! Quand il le vit tomber, le maître accourut : « Pauvre bête! Elle m’a servi fidèlement pendant bien des années! Je n’aurais pas dû tant la charger.»

     

    Puis il s’adressa au cheval : «Viens ici, toi! Désormais tu devras aussi porter le fardeau de ton compagnon!» et tous les sacs aboutirent sur le dos de cheval.

     

    « J’aurais mieux fait de l’aider quand il était encore en vie! Un peu de poids en plus ne m’aurait pas fatigué, tandis que maintenant, j’ai peur de mourir moi aussi!» pensa le cheval.

     

     

    © Le coffret magique des contes et légendes.<o:p></o:p>

     


     

    Le cheval et l'âne

    <o:p></o:p> 

    En ce monde il se faut l'un l'autre secourir.
    Si ton voisin vient à mourir,
    C'est sur toi que le fardeau tombe.

    Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois,
    Celui-ci ne portant que son simple harnois,
    Et le pauvre Baudet si chargé qu'il succombe.
    Il pria le Cheval de l'aider quelque peu :
    Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.
    La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
    Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.
    Le Cheval refusa, fit une pétarade :
    Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
    Et reconnut qu'il avait tort.
    Du Baudet, en cette aventure,
    On lui fit porter la voiture,
    Et la peau par-dessus encor.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jean de La Fontaine, Fable XVI, Livre VI.

     


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  • Jèki, l’enfant extraordinaire<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    Ngrijo  Epée Toungoum était assise, une voix lui vint [...] du ventre :<o:p></o:p>

    - “ Ina! Ina!”<o:p></o:p>

    -“ wèè! dit elle, ça recommence mon Dieu !”<o:p></o:p>

    -“Ina!”<o:p></o:p>

    -Elle répondit :<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Tik’a Koullé Penda Pierre Celestin<o:p></o:p>

    Traduit du Duala par Jean-Marie Epée<o:p></o:p>

    Editions F. de Gastines, Collège Libermann<o:p></o:p>

    Douala, 1987<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p>


    </o:p>

    (1) <o:p></o:p>

    (2)<o:p></o:p>

    (3)<o:p></o:p>

    (4)<o:p></o:p>

    (5)<o:p></o:p>

    (6)<o:p></o:p>

    (7)<o:p></o:p>

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    (10)<o:p></o:p>

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    (13)<o:p></o:p>

    (14)


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  • Jèki coupe l'arbre à pirogue

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Un autre jour, un peu avant le lever du soleil, Boudouboudou et Eboy se présentèrent : " kong kong kong ! Papa te demande !" . Jèki sortit. Il avança chez Njambè

     

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Tik’a Koullé Penda Pierre Celestin<o:p></o:p>

    Traduit du Duala par Jean-Marie Epée<o:p></o:p>

    Editions F. de Gastines, Collège Libermann<o:p></o:p>

    Douala, 1987<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

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    </o:p>

    <o:p></o:p>

    (15)<o:p></o:p>

    (16)<o:p></o:p>

    (17)<o:p></o:p>

    (18)<o:p></o:p>

    (19)

    (20)


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Njambè envoie Jèki capturer le crocodile<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Njambè, père de Jèki, persécute son fils, et il espère bien que le crocodile auquel il l’envie s’affronter lui sera fatal. La dimension mystique de l’épisode ne se perçoit que lorsque l’on sait que le crocodile Ngando est le dieu du fleuve Wouri, lié à une société secrète et à ses rites.<o:p></o:p>

    On notera que les personnages en présence expériment le fond de leur coeur dans les chants, qui constituent des sortes d’apartés dans le texte.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Njambè fut heureux de la victoire de jèki, car ce jeu de ngoti (21) avait provoqué nombre de morts dans le village. Il réfléchit et songea à confier une autre mission à Jèki. Un jour, il l’appela et lui dit<o:p></o:p>

    - Vois-tu, mon fils, afin que je sois vraiment convaincu de tes capacités extraordinaires, je te demande de te rendre au fleuve et de capturer ce gros crocodile dont les dents ressemblent maintenant à des lames de hache. Ce crocodile a causé beaucouip de” malheurs dans le pays et, come tu semble si rusé, peut être trouvera tu  le moyen de la capturer ? traîne le jusque dans la cour, ici !<o:p></o:p>

    - Je vais faire cela, Père, puisque c’est ce que tu me demandes. Je me sens tout disposé à te donner la mesure de mes capacités.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jèki poursuivit :<o:p></o:p>

    -Ce sera un jeu pour moi. Puisque tu veux ce crocodile, je te l’apporterai bientôt, dès demain !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    Ina ! Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il entreprit les préparatifs. d’abord, il interrogea Ngalo (22), quii lui recommanda d’apprêter pirogue et pagaie, et d’aller sur le fleuve. Ngalo précisa encore :<o:p></o:p>

    -Une fois sur l’eau, utilise le cornet placé a ta droite ; plonge-le dans l’eau et, tu verras approcher le crocodile. A ce moment là, utilise le second cornet posé a ta gauche. Sers-toi de filet dans lequel tu placeras ce cornet en prononçant la formule : “kaleakanda, kaleakanda bonaye.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    Ina Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Aussitôt, le crocodile viendra vers toi à reculons, de manière que tu puisse l’atacher par la queue. cela fait, va à l’avant de la pirogue pour y fixer une voile. Prends le cornet magique et place-le à l’arrière; il fera lever le vent vers l’ouest.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La capture réalisée, Jèki s’adressa au crocodile et lui dit :<o:p></o:p>

    - Je suis venu te chercher alors suis-moi !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le crocodile se mit à suivre Jèki installé dans la piroguie qui commençait à voguer; la voile était là, fixée, pour appeler le vent, qui se leva alors pour accélérer la course : la pirogue filait, poussée par les coups de pagaie et la force de vent d’ouest. Ils allaient bientôt atteindre Douala. Le crocodile suivait toujours Jèki, et la pirogue filait, cap droit dur Douala !<o:p></o:p>

    Comme elle filait vite, avec ce vent !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Crocodile de l’eau, ô crocodile !<o:p></o:p>

    Nage, suis-moi dans l’eau,<o:p></o:p>

    Crocodile !<o:p></o:p>

    Vogue maintenant, file !<o:p></o:p>

    Ô crocodile de l’eau !<o:p></o:p>

    Suis-moi, sui, suis,<o:p></o:p>

    Ô crocodile de l’eau !<o:p></o:p>

    Ô crocodile !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jèki chantait, chantait, pendant que la pirogue filait, suivie du crocodile; et ils arrivèrent jusqu’à la berge, juste devant la maison de son père Njambè.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jèki alla chercher son père et lui dit :<o:p></o:p>

    - Le crocodile que tu voulais voir capturer est là, couché sur la berge !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mon père Njambè m’envoie tirer le crocodile de l’eau !<o:p></o:p>

    Ne sait-il pas que c’est lui mon père?<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui qui m’a engendré.<o:p></o:p>

    Il m’envoie chercher le crocodile !<o:p></o:p>

    Ne sait-il pas que c’est lui mon père?<o:p></o:p>

    Mon père Njambè m’envoie tirer le crocodile de l’eau !<o:p></o:p>

    Ne sait-il pas que c’est lui mon père?<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui qui m’a engendré.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Koma Njambè Manga Koma Njambè Tindi (23) continua avec son père :<o:p></o:p>

    - Tu ne me  considère vraiment pas comme ton fils : c’est pourquoi tu m’a envoyé, moi, capturer le crocodile. Ce crocodile que tu as voulu, tu l’a maintenant, il est là, gisant devant toi !<o:p></o:p>

    Njambè emerveillé, se mit à crier :<o:p></o:p>

    -Qui donc ai-je engendré, là ? Ce garçon qui me nargue d’une aussi humiliante façon ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mon père Njambè m’envoie tirer le crocodile de l’eau !<o:p></o:p>

    Il m’envoie prendre le crocodile !<o:p></o:p>

    Ne sait-il pas que c’est lui mon père?<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui qui m’a engendré.<o:p></o:p>

    Il m’envoie chercher le crocodile !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Njambè est de plus en plus préocupé : comment a-t-il pu affronter ce monstre d’animal, le capturer et l’amener jusqu’ici ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Moi Njambè j’ai eu un enfant,<o:p></o:p>

    Et voila que cet enfant me dépasse<o:p></o:p>

    Il le dépasse, le dépasse ! <o:p></o:p>

    L’enfant qu’il a engendré, qu’il a engendré,<o:p></o:p>

    Qui va le dépasser, va le dépasser !<o:p></o:p>

    L’enfant qu’il a engendré, qu’il a engendré,<o:p></o:p>

    Qui va le dépasser, va le dépasser !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il réfléchissait toujours, puis s’adressant à Jèki :<o:p></o:p>

    - Ô mon fils, j’apprécie l’énorme travail que tu viens d’accomplir. Car ce crocodile a été imprenable jusqu’ici. Mais pour bien faire, pour montrer que tu peux encore faire davantage, il conviendrait que tu emènes ce monstre là jusque dans ma cour. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    Ina Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Et Koma Njambè Manga, Koma Njambè Tindi lui répondit :<o:p></o:p>

    - Oui biensûr ! Je t’ai dit que j’accomplirai tout ce que tu me commandera de faire et, puisque tu le veux, j’amèreai ce crocodile ici même.<o:p></o:p>

    [...]<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Koma Njambè Manga, Koma NjambèTindi s’adressant à Ngalo, lui demanda :<o:p></o:p>

    -Dis moi : pourquoi mon père m’envoi-t-il dans le fleuve chercher le crocodile, oubliant que je suis son enfant, oubliant que ce crocodile est d’une si grande férocité ? Sans la moindre pitié pour moi, oubliant que je suis son enfant ? Toi, tu vas me dire comment je vais devoir m’y prendre.<o:p></o:p>

    Et Ngalo lui répondit :<o:p></o:p>

    -Ne crains rien. Va dans la rivière et là, place ta pirogue en travers, l’avant et l’arrière orienté vers les deux rives de droite et de gauche. Place ensuite  cette herbe sur la traverse de la pirogue, juste au niveau de l’endroit où tu avais attaché le crocodile.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jèki s’exécuta et, aussitôt, le crocodile se mit à sortir de l’eau et à ramper en direction de la maison de Njambè. Et Jèki marchait en chantant :<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    Ina Mbolo e ?<o:p></o:p>

    Eei !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mon père Njambè m’ a envoyé tirer le crocodile de l’eau,<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui mon père !<o:p></o:p>

    Que c’est lui qui m’a engendré.<o:p></o:p>

    Il m’envoie chercher le crocodile,<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui mon père !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il accéléra la marche, et le crocodile le suivait avecla même agilité. Ceux qui les regardaient passer criaient de stupéfaction, et bientôt tout le village intriqué suivait ce spectacle insolite, saisi d’emerveillement : “Oh! Oh! Oh! Ce fils de Njambè nous en fera voir des choses! Quelle étrange affaire! Lui-même, Koma Njambè manga est devant, lançant son cri à droite, à gauche, et plus il danse, plus le c rocodile danse derrière lui !”<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mais Jèki avançait toujours, parcourant le village. la peur gagnait peu à peu tout le monde et même Njambè qui avait lancé le défi à son fils ne pouvait dissimuler sa peur. Il se mit à crier à son fils :<o:p></o:p>

    -De grâce, mon fils, n’amène pas ce crocodile jusqu’ici !<o:p></o:p>

    Mais Jèki lui répondit :<o:p></o:p>

    -Tu as voulu voir ce crocodile affalé à terre, dans ta cour; tu vas avoir ce que tu as toi même réclamé ! N’oublie pas que je t’ai fait la promesse d’accomplir tout ce que tu me demanderas de faire !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mon père Njambè m’ a envoyé tirer le crocodile de l’eau,<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui mon père !<o:p></o:p>

    Que c’est lui qui m’a engendré.<o:p></o:p>

    Il m’envoie chercher le crocodile,<o:p></o:p>

    Oubliant que c’est lui mon père !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Manga Bekombo<o:p></o:p>

    Les Belles Lettres<o:p></o:p>

    Paris, 1993


    (21) jeu de lance de Jèki, mis au défi, a gagné et tué beaucoup de jeunes gens.<o:p></o:p>

    (22) Ngala est le principal fétiche de Jèki, qui joue le rôle de conseiller du héros.<o:p></o:p>

    (23) Série de noms de Jèki.<o:p></o:p>


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  • Jèki conquiert l'harmonium<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Armé uniquement de son [sac], le regard rouge comme une noix de kola machée, la démarche martial, Jèki allait livrer la première  bataille

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Elolongué Epanya Yondo

    L'épopée traditionelle

    L. Kesteloot éd.

    Nathan, 1972<o:p> </o:p>


    (24)<o:p></o:p>

    (25)<o:p></o:p>

    (26)


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  • Der Mann, die Frau und der Edimo<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ein Mann und eine Frau lebten in der Stadt der Edimo. Die Frau war schwanger. Ihr Mann wollte aber dennoch in ein anderes Land reisen, um dort Handel zu treiben.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Beim Abschied sprach er zu seiner Frau: "Ich reise nun ab und bin nicht da, wenn deine Stunde kommt. Frag trotzdem niemanden: >Wer hilft mir bei der Entbindung?" Die Frau versprach es. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als dann aber der Mann weit fort war und ihre Stunde kam, da fragte sie doch: "Wer hilft mir nun bei der Entbindung?" Da kam ein Edimo zu ihr und sagte: "Ich will dir helfen." Der Edimo half der Frau auch wirklich, aber er gab ihr kein Essen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Die Frau hatte Bananen, Yams und vieles andere. Doch wenn der Edimo gekocht hatte, erlaubte er nicht, daß sie aß. So war es jedenTag. Wollte die Frau etwas essen, so sprach er: "Wenn du ißt, töte ich dich auf der Stelle!" Da mußte die Frau dem Edimo gehorchen.<o:p></o:p>


    Auf dem Dach aber saß ein Vogel, der hatte alles mit angesehen und flog in das ferne Land, in dem sich der Mann dieser Frau aufhielt. Als er ihn erblickte, setzte er sich auf ein Dach und sprach: "Mann, der du jene Frau geheiratet hast, deine Frau hat ihr Kind geboren, aber der Edimo gestattet ihr nicht zu essen." <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Der Mann lauschte dem Vogel und dachte: Vielleicht hat meine Frau schon geboren und ist jetzt in großer Bedrängnis^ Schnell lud er seine Waren ins Boot und machte sich auf zu seiner Frau, um zu sehen, wie es ihr ginge.<o:p></o:p>


    Kaum angekommen, stieg er hinauf in die Stadt. Den Edimo traf er nicht in seinem Hause an, denn der war spazierengegangen. Aber seine Frau war da und erzählte ihm: "Jeden Tag kommt ein Edimo zu mir. Jetzt ist er spazierengegangen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Verbirg dich unter dem Bett, dann wirst du ihn sehen." Der Mann versteckte sich unter dem Bett. Es dauerte nicht lange, da kam der Edimo. "Ich glaube, es ist ein Mann im Haus", meinte er, "ich rieche etwas." - "Ach, hier war niemand", log die Frau und fing an, Essen zu kochen. Aber als sie fertig war, fuhr der Edimo sie an: "Wenn du davon ißt, töte ich dich." Kaum hatte der Mann das gehört, kam er unter dem Bett hervor und schrie: "Was hast du hier zu suchen!" <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Überrascht begrüßte ihn der Edimo ganz höflich: "Willkommen, Hausherr!" - "Ich will deine Grüße nicht!" erwiderte ihm der Mann und jagte ihn davon.
    Mann und Frau begaben sich später auf ihr Feld. Dort beseitigten sie alles Unkraut, erst nachdem sie alles gründlich gejätet hatten, kehrten sie nach Hause zurück. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als sie nach einiger Zeit wieder aufs Feld kamen, war es, als hätten sie nie zuvor auch nur ein Grashälmchen ausgezupft. Darüber wunderten sie sich, denn sie hatten sich so große Mühe gegeben, aber überall wucherte das Unkraut. Da suchten sie eine Wahrsagerin auf, und zwar die Spinne. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Von ihr erfuhr der Mann: "Es ist der Edimo, den du aus dem Haus gejagt hast, der läßt das Unkraut wachsen. Willst du ihn fangen, dann beginne das folgendermaßen: Mach einen Fetisch, der aussieht wie deine Frau und reibe ihn von oben bis unten mit Harz ein. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Der Edimo wird kommen und dem Unkraut befehlen: >Unkraut, wachset, und das Unkraut wächst wieder. Aber dann wird er den Fetisch sehen und ihn anfassen wollen, denn er denkt sicher, daß deine Frau das Feld bewacht. Du kannst all das im Verborgenen beobachten und wirst sehen, was dann geschieht."<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als der Edimo nun den Fetisch auf dem Feld erblickte, rief er gleich: "Frau, dich werde ich schlagen!", rannte herbei und verabreichte dem Fetisch eine Ohrfeige.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Der Fetisch rührte sich nicht, der Edimo schlug mit der anderen Hand zu, da klebte er mit den Händen fest. Jetzt versetzte er der vermeintlichen Frau einen Tritt, stieß dann mit der Stirne gegen ihre und wollte sich schließlich noch mit dem Bauch gegen sie stemmen, aber was war der Erfolg, seine Füße klebten fest, und er hing an dem Fetisch auch mit der Stirn und dem Bauch.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     "Warum hast du mich denn nicht gleich gepackt?" fragte er, aber der Fetisch blieb natürlich stumm. Nun trat der Mann aus seinem Versteck. "Was wolltest du hier?" fragte er. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Der Edimo log: "Mit diesem Ding spielen." Der Mann aber ließ sich nicht täuschen und sprach: "Wir haben dir nie etwas getan. Jetzt willst du dich herausreden und die Schuld auf diesen Fetisch schieben. Ich werde dich töten." - Und der Mann tötete den Edimo und warf ihn dann ins Wasser.<o:p></o:p>


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  • Vom Topf, der auf dem Kopf festsitzt<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Es war einmal ein Mann, der hatte zwei Frauen, die eine hieß Mbango, die andere Loko, und der Name des Mannes war Tanga. Loko liebte der Mann, aber Mbango konnte er nicht leiden. Tanga pflegte zu allen Versammlungen zu gehen, und weil er der Oberste in diesen Versammlungen war, erhielt er bei jeder Zusammenkunft die Abgaben. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Was er bekommen hatte, brachte er nach Hause und gab es Loko. Loko kochte auch für ihn, und wenn er dann aß, gab er der armen Mbango nicht ein bißchen ab. Mbango aber sammelte die Knochen ein und legte sie auf den Hängeboden.<o:p></o:p>


    Als sie eine ganze Menge gesammelt und getrocknet hatte, holte sie die Knochen eines Tages herunter, stampfte sie ganz klein und tat allerlei Gewürze dazu, deren Duft man weithin riechen konnte. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dazu kochte sie auch noch Pisang, und als nun ihr Mann zur Versammlung gegangen war, aß sie mit ihrem Kind von dem Pisang und dem duftenden Knochengericht. Es blieb aber eine ganze Menge übrig, und so nahm sie das Essen und versteckte es auf dem Hängeboden. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dann ging sie aufs Feld. Ihrem Kind aber hatte sie zuvor aufgetragen, dem Vater, wenn er aus dem Versammlungshaus käme, nur Pisang zu essen zu geben, und sollte der Vater fragen: "Was duftet hier denn so gut?", dann durfte es nichts von dem Knochengericht verraten.
    Als Tanga nach Hause kam, wollte er essen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Das Kind gab ihm nur den Pisang, wie ihm seine Mutter aufgetragen hatte. Doch Tanga bemerkte den Duft, der vom Boden kam, und er fragte sein Kind: "Was hat denn deine Mutter noch gekocht, daß es hier so gut riecht?" Das Kind gab zur Antwort: "Mutter hat nichts weiter gekocht." Als nun Tanga so dasaß, war sein Herz unzufrieden, weil er den guten Duft in der Nase spürte. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Er holte eine Leiter, setzte sie an und stieg auf den Boden. Dort suchte er unter den Töpfen, fand auch den richtigen und brachte ihn mit herunter. Nun schöpfte er ein wenig mit dem Löffel und kostete, und das Knochengericht schmeckte ihm überaus gut. Da nahm er noch ein wenig, nahm und nahm und aß es schließlich ganz und gar auf. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als er alles aufgegessen hatte, wollte er sogar noch den Topf auslecken. Aber da glitt ihm der Topf auf den Kopf und saß auch gleich fest. Tanga lief nun mit dem Topf umher und stieß mit dem Kopf gegen den Pfosten des Hauses, daß es krachte, um den Topf zu zerbrechen. Aber der wollte nicht und sagte nur: "Kling-klang!" <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Da rannte Tanga auf die Straße zu einem großen Stein, der dort lag. Gegen den stieß er mehrere Male, aber der Topf tönte nur, als wollte er sagen: >Mein lieber Freund, wir trennen uns nicht mehr.< Da kehrte Mbango vom Feld zurück und fragte das Kind: "Was ist geschehen, daß der Topf deinem Vater auf dem Kopf sitzt?"<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Das Kind erzählte nun: "Du hattest mir aufgetragen, dem Vater nichts von dem Topf zu erzählen. Aber er stieg auf den Boden, suchte dort und fand ihn auch, weil das Essen so duftete. Er aß und machte sich dann daran, den Topf auszulecken. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Da saß ihm der Topf plötzlich auf dem Kopf." Mbango ging ins Haus, klopfte mit der Hand auf ihren Schenkel und sprach: "Du, Topf! So gewiß du auf diesem Schenkel gedreht wurdest, sollst du jetzt gleich von Tangas Kopf herunterkommen!" Und wirklich hob sich der Topf langsam von Tangas Kopf. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als Tanga merkte, daß er den Topf los war, packte er Mbango und schlug sie, schlug sie, schlug sie. Da schrie Mbango unter den Schlägen: "O weh, Topf! So gewiß ich dich gedreht habe, setz dich wieder auf Tangas Kopf!" Gleich stülpte sich der Topf wieder fest auf den Kopf des Mannes und bedeckte ihm sogar die Augen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Da hörte Tanga auf, Mbango zu schlagen. Mbango stand auf, und ohne zu zögern, verließ sie das Haus und kehrte zu ihrem Vater zurück. Bald hörte man, daß sie geschieden waren. Der Topf aber sitzt bis heute fest auf Tangas Kopf.<o:p></o:p>


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  • Die Frau aus der Mpondofrucht<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Es war einmal ein Jäger, der hatte stets Erfolg auf der Jagd. Wenn er ein Tier erlegen wollte, brauchte er nicht erst lange zu zielen, sondern konnte gleich drauflosschießen. Aber der Jäger war nicht verheiratet, und so jammerteer jeden Tag: "Gäbe mir Gott doch eine Frau, wie würde ich ihn dann lieben."<o:p></o:p>


    Eines Tages ging er wieder einmal auf die Jagd. Unterwegs stolperte er mit dem linken Fuß. Erfreut rief er: "Wie schön, daß ich links gestolpert bin, gewiß ist das ein Zeichen, daß Gott mir heute mehr helfen wird als früher."

    <o:p></o:p>

     

     Da erblickte er mitten auf dem Weg eine Mpondofrucht. Er wollte daran vorübergehen, aber die Mpondo rollte ganz dicht an ihn heran, bis vor seine Füße. <o:p></o:p>

    Da sprach der Jäger: "Ich muß wohl Gewalt anwenden, die Mpondofrucht will mich nicht vorbeilassen." Er bückte sich, spaltete sie mit einem kräftigen Hieb in zwei Teile, und - eine Frau kam heraus.<o:p></o:p>


    Anfangs fürchtete sich die Frau ohne die schützende Fruchthülle und zitterte. Der Jäger aber sprach zu ihr: "Ich möchte dich heiraten." - "Und ich möchte dich heiraten", antwortete ihm die Frau. <o:p></o:p>

    Dann erklärte sie: "Wenn du mich in die Stadt zu deiner Familie bringst, erzähle keinem, daß ich aus einer Mpondo gekommen bin, das bringt Ärger! <o:p></o:p>

    Auch du darfst niemals zu mir sagen: >Du kommst ja nur aus einer Mpondo<, ich kehre sonst in die Frucht zurück, und du siehst mich nie wieder.<o:p></o:p>

     Wagt es aber ein anderer, mir das vorzuhalten, töte ich ihn mit meinen eigenen Händen." Die Frau war stärker als ein Löwe! <o:p></o:p>

    Der Jäger entgegnete: "Gut, du aber nenne mich nie >alter Junggeselle<! Wenn du das sagst, ist es aus zwischen uns." Nun begab sich der Jäger mit seiner Frau in die Stadt.<o:p></o:p>

     Alle Verwandten freuten sich, als die beiden kamen. Er erzählte auch gleich seiner ganzen Familie: "Niemand darf dieser Frau vorhalten: >Du kommst ja nur aus einer Mpondo<. Wagt es doch jemand, so mag sie mit ihm tun, was sie will, mich geht es nichts an."<o:p></o:p>


    Eines Tages ging der Jäger in den Wald, um für die Frau Fleisch zu besorgen. In seiner Abwesenheit geriet sie mit einem anderen Mann in Streit. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Schließlich drohte jener: "Wenn du jetzt nicht deinen Mund hältst, sage ich, was du nicht hören willst." Da begann die Frau zu weinen, und als ihr Mann nach Hause kam, berichtete sie ihm: "Während du auf der Jagd warst, drohte mir ein Mann, wenn ich meinen Mund nicht hielte, würde er das sagen, was ich nicht hören will."

    <o:p></o:p> 

     Der Jäger wurde sehr zornig und kämpfte mit dem anderen Mann, denn er hielt alles für recht und gut, was seine Frau tat.<o:p></o:p>


    Die Mutter des Jägers ließ die junge Frau schwer arbeiten und schimpfte oft mit ihr, denn sie mochte die Schwiegertochter nicht. Eines Tages kam die Frau des Jägers vom Waschen.

    <o:p></o:p>

     

    Ein Rind ging an der Wäsche vorbei und beschmutzte sie. Da versetzte die Frau dem Tier einen so kräftigen Schlag, daß es auf der Stelle starb.

    <o:p></o:p> 

    Die Schwiegermutter meinte dazu: "Ich glaube, du bist eine Zauberin, die mit Gift tötet, von deinem Schlag kann das Rind doch nicht gestorben sein." Da packte die Frau der Zorn, und sie tötete Menschen mit ihren bloßen Händen!<o:p></o:p>


    Als der Mann von der Jagd kam. erzählte seine Frau ihm alles. Aufgebracht schimpfte er mit seiner Mutter: "Ich habe dir doch gesagt, daß du ihr nie vorhalten sollst, ich hätte nichts rechtes geheiratet.

    <o:p></o:p>

     

    Warum hörst du nicht?" Und seine Frau bat er: "Verzeih der Mutter!" Die Frau folgte ihrem Mann und verzieh der Schwiegermutter.<o:p></o:p>


    Nach einigen Tagen ging der Jäger wieder in den Wald. Kaum hatte er seine Frau und die Mutter verlassen, sagte die Schwiegermutter: "Du kommst ja nur aus einer Mpondo, und doch bist du so frech!"

    <o:p></o:p>

     

     Da wurde die Frau zorniger als je zuvor und rief: "Aus einer Mpondo bin ich gekommen, und dorthin kehre ich jetzt wieder zurück!" Ihr Mann war im Wald, als das geschah. Plötzlich zitterte er am ganzen Körper.

    <o:p></o:p> 

     Er eilte nach Hause und fragte seine Mutter: "Wo ist meine Frau?" Sie antwortete: "Deine Frau war sehr frech, darum hielt ich ihr vor, sie käme ja nur aus einer Mpondo. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Darüber geriet sie in Wut und rief, daß sie in die Mpondo zurückginge, denn von dort sei sie ja gekommen."<o:p></o:p>


    Da schrie der Jäger: "O weh!" und machte sich sofort auf die Suche. Überall, wo er auch hinkam, rief er seine Frau. Aus weiter Ferne antwortete sie schließlich: "Hier bin ich!" - "Komm zurück, ich bin von der Jagd heimgekehrt!" rief der Mann ihr zu. Aber sie erwiderte: "Niemals kehre ich wieder!" Noch viele Male forderte der Mann sie auf, zu ihm zurückzukehren, aber die Frau entgegnete stets: "Ich komme nicht wieder! Geh doch und heirate deine Mutter!" <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Schließlich zauberte sie zwischen sich und ihren Mann ein riesiges Meer. Da weinte der Mann bitterlich und bat: "Laß doch dieses Meer verschwinden!" Aber die Frau wies ihn ab: "Nein, denn ich will dich nicht länger zum Mann haben.

    <o:p></o:p> 

    Deine Mutter hat mir vorgehalten, ich sei ja nur aus einer Mpondo gekommen." Und kaum hatte sie das ge-
    sagt, war sie endgültig verschwunden. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Da kehrte auch der Mann um. Als er nach Hause kam, jagte er seine Mutter fort. Fünf Tage aß er nicht und wusch sich auch nicht. Er begann sein Äußeres zu vernachlässigen und heiratete nicht wieder, solange er lebte.<o:p></o:p>


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  • Wie Tuba Mbange in die Himmelsstadt ging und dort getötet wurde<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

     

    Es war einmal ein Mann mit Namen Sesanyambe. Der besaß auf seinem Feld eine Ölpalme und ließ nicht zu, daß andere sich Früchte abschlugen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Kaum hatte Tuba Mbange davon gehört, ging er immer wieder zu dem Feld, kletterte auf die Palme und schlug sich Früchte ab. Dabei fiel ihm auf, daß er auf diese Weise jedesmal nahe am Himmel war. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Als erAnda erblickte, sprach er zu ihm: "Nimm das Seil, steig in den Himmel hinauf und binde es dort an einen Hauspfosten an." Anda nahm das Seil und tat, was Tuba ihm befohlen hatte. "Ich komme auch hinauf", meinte Tuba nun und kletterte wirklich in den Himmel. Dort trat er in ein Versammlungshaus. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Die Leute, die darin saßen, fragten ihn: "Was willst du denn?" - "Eine Frau", antwortete er. Darauf erwiderten sie: "Es sei dir gestattet. Nimm dir die Frau, die du möchtest." So kam Tuba Mbange im Himmel zu einer Frau.
    Als er nun verheiratet war, erzählte ihm seine Frau vom Leben der Leute im Himmel. "Bei uns ist es so", sprach sie, "daß wir uns während der Trockenzeit alle in Rinder verwandeln. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    In der Zeit komm also lieber nicht hierher." Tuba ließ seine Frau nun im Himmel zurück und stieg wieder auf die Erde. Als die Trockenzeit kam, hatte er den Rat seiner Frau längst vergessen, und als er sie nun im Himmel besuchen wollte, fand er dort oben lauter Rinder, das ganze Haus voll! <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Erschrocken rief er aus: "O weh, wo sind denn nur die Menschen hin?" Sorgfältig betrachtete er alle Rinder, die im Haus waren, aber es waren eben Rinder, nichts anderes. Bei seinem Schwager fand er ebenfalls nur Rinder, das gleiche bei seiner Schwägerin, und Tubas Frau hatte sich natürlich auch in ein Rind verwandelt, ihr Kind in ein Kälbchen. Tuba war ratlos.<o:p></o:p>


    Weil er hungrig geworden war, lief er aufs Feld, hieb sich eine Pisangtraube ab und kochte sie. Nun suchte er noch eine Fleischbeilage, und als er in der Nähe auf eine große Kuh traf, hieb er ihr einen Schenkel ab und aß ihn zu seinem Pisang. In der Morgendämmerung des folgenden Tages kehrte Tuba wieder zur Erde zurück.<o:p></o:p>


    Als seine Frau ihm erzählt hatte, daß sich die Himmelsbewohner während der Trockenzeit in Rinder verwandeln, hatte Tuba ihr ebenfalls etwas anvertraut. "Mich kann man nicht töten", hatte er gesagt, "was man auch nimmt, Gewehr, Speer, Messer, Knüppel oder Zaubermittel aller Art, nichts davon bringt mich um. Sticht man mich aber mit einem kleinen Spießchen, das aus der Rinde der Raphiapalme geschnitzt ist, in den Rachen, bin ich sofort tot.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Nur so kann man mir das Leben nehmen, anders wird es niemals gelingen."
    In der nun folgenden Regenzeit stieg Tuba wieder zu seiner Frau in den Himmel. Diesmal fand er alle Leute im Haus versammelt, nur seine Schwägerin war nicht da.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Ihr fehlte ein Schenkel, und den hatte Tuba ihr bei seinem Besuch während der Trockenzeit abgeschlagen. Die Familie war nun versammelt, um Blutrache zu nehmen, und als Tuba sich bei seiner Frau nach der Schwägerin erkundigte, verriet sie ihm nichts. <o:p></o:p>


    Am nächsten Morgen kamen alle Dorfbewohner zusammen. Man holte Tuba und teilte ihm mit, daß er sterben müsse. Dann schoß man mit Gewehren auf ihn und konnte ihn doch nicht umbringen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Man hieb mit Haumessern auf ihn ein, aber er starb nicht. Mit Knüppeln ging man auf ihn los, er blieb am Leben. Weil er seiner Frau aber gesagt hatte, daß er gegen alle Waffen, allen Zauber gefeit sei, ein kleiner Spieß aus Raphiapalmenrinde ihn aber doch töten könnte, rietTubas Frau nun den anderen: "Stecht ihn mit kleinen Spießen aus Raphiapalmenrinde in den Rachen, das wird ihn umbringen!"<o:p></o:p>


    Die anderen befolgten den Rat der Frau, und wie sie vorhergesagt hatte, so geschah es. Tuba war ein Kind des Todes. Was aber hatte dazu geführt? Er hatte seiner Frau ein Geheimnis anvertraut.<o:p></o:p>


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  • Wie man Tuba Mbange beim Pfaumenstehlen erschoß und er wieder lebendig wurde<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Tuba Mbange kam einmal zu Ohren, daß in der Nähe eines bestimmten Dorfes wunderbare Pflaumenbäume ständen; aber die Dorfbewohner seien sehr geizig und erlaubten niemandem, von den Früchten zu pflücken. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Darum hatten sie auch einen Mann beauftragt, die Pflaumenbäume zu bewachen. Nachdem Tuba das erfahren hatte, ging er dorthin. Er traf den Pflaumenwächter und fragte ihn: "Was machst du denn hier?" <o:p></o:p>

    Der antwortete: "Ich bin hier, um aufzupassen, daß niemand von den Pflaumen pflückt." <o:p></o:p>

    Da schlug Tuba Mbange vor: "Klettere doch hinauf und pflücke für uns beide Pflaumen, soviel du kannst, die wollen wir dann essen."<o:p></o:p>

     Der Mann war einverstanden und kletterte hinauf, während Tuba unten wartete. Aber als der Mann in der Baumkrone zu pflücken begann, rief Tuba die Dorfleute herbei: "Kommt schnell! Kommt schnell! Soll man denn eure Pflaumen stehlen?" <o:p></o:p>


    Da nahmen die Leute aus dem Dorf ihre Gewehre, und als sie an dem Baum angekommen waren, erschossen sie den vermeintlichen Dieb. Dann erst sahen sie, daß sie ihren eigenen Mann getötet hatten, der die Pflaumen bewachen sollte. <o:p></o:p>

    Tuba hatte inzwischen das Weite gesucht und sprach: "Ich habe noch gar nichts Richtiges angestellt, doch das wird schon noch kommen." Die Leute aber kehrten laut klagend in ihr Dorfzurück.<o:p></o:p>

    Eines Tages begab sich Tuba wieder zu den Pflaumenbäumen. Diesmal jedoch überraschten ihn die Dorfleute oben im Baum. Sie schossen mit ihren Gewehren auf ihn, und er starb. <o:p></o:p>

    Danach verzehrten sie sein Fleisch, auch nicht das kleinste Stück blieb übrig. Von dieser Sache hörte seine Schwester Wase. Sie ging hin, laß alle Knochen ihres Bruders zusammen und trug sie in ihre Wohnung. Auch Zauberkräuter pflückte sie. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dann nahm sie ein Wassergefäß aus Ton, legte die Knochen zusammen mit der Medizin hinein und stellte den Topf in eine Hausecke. Nach drei Tagen war Tuba vom Tod auferstanden, und auch seine übernatürlichen Kräfte kehrten in ihn zurück.<o:p></o:p>

     


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  • Wie Tuba Mbange geboren wurde und schon als Säugling seiner Mutter Fleisch heimbrachte<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Es waren einmal eine Frau und ein Mann, die waren schon lange verheiratet, hatten aber noch kein Kind. Oft saßen sie einen ganzen Tag beieinander und brachen in Tränen aus, wenn sie daran dachten, daß sie kein Kind hatten.<o:p></o:p>

     So ging das lange Zeit, bis die Frau schließlich doch schwanger wurde. Als sich die Zeit der Geburt näherte, ging sie eines Tages in den Wald. Unterwegs hörte sie das Kind in ihrem Leib sprechen: "Mutter, lauf doch nicht so schnell mit mir."<o:p></o:p>

     Da kehrte sie rasch wieder nach Hause zurück. Dort angekommen, spürte sie Geburtswehen. Sie schenkte zwei Kindern das Leben, einem Knaben, den nannte sie Tuba Mbange, und einem Mädchen, das hieß Wase. So war nun also ein Zwillingspaar in diesem Haus.<o:p></o:p>


    Eines Tages veranstalteten die Dorfbewohner eine Treibjagd. Nachdem sie den Wald mit ihren Netzen umstellt und darin eine Menge Tiere gefangen hatten, trafen sie sich auf dem Versammlungsplatz vor dem Dorf und begannen, die Jagdbeute zu zerlegen und zu verteilen. <o:p></o:p>

    Tuba Mbanges Mutter war gerade dabei, ihre Kinder zu baden. Da streckte sich Tuba in der Wasserschüssel. Dann nahm er ein Lendentuch und ein Hemd, bekleidete sich und stand plötzlich als erwachsener Mann da. Er lief zum Versammlungsplatz, wo er die Leute beim Fleischverteilen traf. <o:p></o:p>

    Da sagte er zu ihnen: "Wenn ich meinen Arm ausstrecke, könnt ihr alles Fleisch daranhängen, und ich gehe mit dieser Last so oft um euch herum, wie ihr nur wollt. Falls ihr es nicht glaubt, kann ich es euch gleich vorführen."<o:p></o:p>

     Sie hängten schließlich alle Fleischstücke über den Arm des Tuba, und er spazierte mit dieser Last umher, als ob es gar nichts wäre. Auf einmal lief er aber rasch davon und verschwand mitsamt dem Fleisch in seinem Elternhaus.<o:p></o:p>

     Dort band er sich das Lendentuch ab, zog das Hemd aus und legte sich wieder in die Waschschüssel. Seine Mutter hängte das Fleisch auf den Trockenboden und fuhr fort, ihn zu baden. <o:p></o:p>

    Unterdessen waren die Dorfleute, die ihn verfolgt hatten, herangekommen. Sie traten ins Haus und fragten Tubas Mutter: "Hast du nicht einen Kerl ins Haus kommen sehen?" <o:p></o:p>

    Sie gab ihnen zur Antwort: "Ich bin doch noch Wöchnerin, wie soll ich wissen, was draußen vorgeht. Meine Kinder sind noch klein, woher soll denn der Kerl auf einmal hergekommen sein? Ich sitze hier und bade meine Kinder. Sonst habe ich nichts gesehen."<o:p></o:p>

     


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  • Myango ma  TUBA  MBANGE , mi tilabe na bwambo ba Jaman. Yabe na longe lao<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    * Ebding, F.: Duala-Märchen. In: Zeitschrift für Eingeborenensprachen. Jg. XVIII, Heft l, 1927.
    Gehr, Chr.: Zwei Duala-Märchen. In: Zeitschrift für Kolonialsprachen, Jg. VII, 1916/1917.

    <o:p></o:p>

    * Lederbogen, W.: Duala-Märchen. In: Mitteilungen des Seminars für Orientalische Sprachen, Jg. IV-VI, 1901-1903.

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    * Meinhof, E.: Märchen aus Kamerun, Straßburg 1889.

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  • KULUCONGO  ( kouloutchongo )

    Kulucongo était un jeune pêcheur. Il lui arrivait d'aller pendant des semaines en mer. Sa femme Ebumbu attendait un enfant.

    Lors d’un long voyage en mer, Kulucongo laissa sa femme toute seule à la maison. Et un soir, elle mit au monde une belle petite fille, Diacongo.

    Mais à peine avait elle enfanté que Mut’edimo, une femme fantôme surgit, et elle demanda à Ebumbu de lui donner l’enfant, et celle-ci refusa, et Mut’edimo lui confisqua son repas.

    Ebumbu commençait à se plaindre de famine, et lorsqu’elle voulait prendre son repas, Mut’edimo lui en empêchait en lui disant : « choisit entre ton enfant et le repas ».
    Et Ebumbu renonçait au repas. Tous les jours, au moment du repas, Mut’edimo venait confisquer le repas d’ Ebumbu. La jeune mère passa des semaines sans pouvoir se nourrir.

    Mut’edimo lui disait à chaque fois : « si tu veux que je m’en aille , pour pouvoir manger, il te suffit de me donner l’enfant, tant que tu ne m’auras donné Diacongo, tu ne te nourriras pas »
    Ebumbu répondait toujours : « jamais je ne te donnerai Diacongo », espérant de tout cœur que Kulucongo revienne le plus vite possible, car elle n’avait presque plus de lait.


    Un jour, alors qu'il était sur sa pirogue, Kulucongo entendit un oiseau qui chantait :

    « Kulucongo… Kulucongo… munj’angô a yai mboa
    kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa
    Kulucongo… Kulucongo… mut’edimo e takisè munj’angô e
    kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa
    Kulucongo… Kulucongo… munj’angô a yai mboa
    kolo kwaaa, kolo kwakwakwa, kolo kolo kwaaaa ….»

    ( Kulucongo ta femme a enfanté, Kulucongo, une femme fantôme embête ta femme, Kulucongo ta femme a enfanté )


    Kulucongo s’arrêta, il lança une pierre à cet oiseau, qui s’en fui aussitôt. Mais quelque temps après, l’oiseau revint et continua son chant.

    Alors Kulucongo y prêta attention, il prit le chemin du retour vers sa maison.

    Arrivé chez lui, il trouva Ebumbu complètement affaiblie, il avait ramené du poisson. Ensembles, il firent une pèpèsup au poisson, soupe de piment, et Ebumbu pu manger. Ils posèrent une casserole de soupe sur la table.

    Le lendemain Kulucongo attendait derrière la porte avec une matraque, et Ebumbu était assise sur son fauteil habituel, quand Mut’edimo arriva. Elle demanda à Ebumbu s’il y avait une tierce personne dans la pièce, car elle sentait une odeur inhabituelle, ce n’était ni l’odeur d’Ebumbu, ni celle de la petite Diacongo.

    Mais ebumbu répondit : « c’est le contenu de cette casserole qui a cette odeur ». Et mut’edimo lui dit : « donne moi donc l’enfant et je te laisserai manger » , suite au refus d’Ebumbu, la femme fantôme se mit à boire la soupe. Kulucongo sortit de sa cachette et l’assoma. Celle-ci se leva et disparu.

    Kulucongo pu enfin avoir une vie tranquille avec sa femme Ebumbu et sa fille Diacongo.


    MORALITE : Titimbè e ma wana tombwanè - La persévérance est bénéfique



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  • WUDU NA NGOA : la tortue et le porc


    Il était une fois, dans un beau petit village, WUDU tortue et NGOA porc étaient de très bons amis.

    NGOA était très riche, mais WUDU très pauvre. WUDU rendait constamment visite à son ami.

    Un jour WUDU vint voir son ami NGOA et lui dit: " mon fils se marie dans deux lunes, j'ai besoin d'un peu d'argent pour organiser les festivités, voudrais-tu m'en prêter un peu, chèr ami ?" .

    NGOA répondit : " mais biensur, mon ami !" Et il lui donna un peu d'argent.

    Mais, les deux lunes passèrent, NGOA fut étonné de ne pas recevoir d'invitation au mariage du fils de WUDU, et ne vit pas non plus de cérémonies de mariage organisées. WUDU ne venait plus chez lui non plus.

    Un matin, NGOA décida de se rendre chez son ami. En le voyant arriver, WUDU se cacha; NGOA dit : " Bonjour dame tortue, où est passé WUDU ? " ; et elle répondit : " Je ne sais pas, il doit être parti à la cueillette". Et NGOA rentra tristement chez lui.

    Le lendemain, il revint chez WUDU, en le voyant arriver, le tortue se cacha, NGOA dit : " Bonjour dame tortue, où est passé mon ami WUDU ? ", et elle répondit : " il est allé nous puisser de l'eau fraiche". Et NGOA retourna tristement chez lui.

    Les jours passèrent, NGOA se mit à s'impatienter, un jour, très en colère, il décida de se rendre chez WUDU dans le but de récupérer son argent. Chez les tortues, on ne s'attendait pas à cette visite subite. En voyant NGOA arriver, WUDU n'eut pas suffisamment de temps pour se cacher, il rentra dans sa carapace et dit à sa femme de s'en servir comme une pierre à écraser. La dame tortue se mit alors à écraser des condiments sur le dos de la tortue.

    Voici que vint NGOA, il demanda d'une voix grave et menacante : " Où est passé ton époux la tortue", et la dame tortue répondit timidement : " il est allé à la pêche..."

    Et NGOA réprit : " où est l'argent que je lui avais prêté ? " Puis il donna un violent coup de patte à la pierre à écraser de la dame tortue, ignorant qu'il s'agissait de WUDU. WUDU se retrouva de l'autre côté des buissons, il alla au marigot se nettoyer le dos, puis il pris le chemin du retour vers sa maison.

    Arrivé chez lui, il trouva la dame tortue toute en larmes, celle ci s'inquiétait de ne pas retrouver WUDU vivant.

    Il demanda : "Que se passe t-il ici ?", et la dame tortue répondit : " nous n'avons plus rien à manger, NGOA a jeté notre pierre à écraser et son contenue.

    WUDU dit alors à NGOA : " retrouve donc la pierre à écraser de la dame tortue, ensuite, je te rembourserai ton argent.

    Depuis ce jour NGOA fouille partout avec son grouin, les poubelles, les buissons, les mares de boues, à la recherche de la pierre à écraser de la dame tortue, espérant récupérer son argent.


    Eleedi  : Tô o tèngènè nde, bia wèlisanè, kè o ma timba kô muka.
    MORALITE : Même si on a raison, il faut savoir être patient, sinon, on finit par avoir tort.

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